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Bulletin Quotidien Europe N° 9080
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Progrès sur la lutte contre le terrorisme et l'immigration jeudi au Conseil

Bruxelles, 01/12/2005 (Agence Europe) - Le Conseil JAI a entériné jeudi plusieurs mesures de lutte anti-terroriste, avant qu'elles ne soient adoptées les 15 et 16 décembre par le Conseil européen.

Presque un an après que le Conseil européen ait décidé d'élaborer une stratégie pour lutter contre la radicalisation et le recrutement de terroristes, les ministres se sont entendus sur un cadre politique en vue d'éradiquer les causes qui contribuent au développement de ce fléau. Pour le coordinateur anti-terroriste de l'UE, Gijs de Vries, « cette nouvelle menace est d'autant plus difficile à identifier qu'il n'existe pas de lien direct entre pauvreté et terrorisme. Il faut donc que les services de renseignement nationaux redoublent d'efforts afin d'identifier les potentiels dangers ». La Présidence britannique a particulièrement insisté sur la nécessité de contrôler Internet, qui joue un rôle actif dans le recrutement et la radicalisation. Les ministres ont aussi accepté sa proposition sur la mise en œuvre d'une nouvelle stratégie européenne de lutte contre le terrorisme. Cette stratégie repose sur plusieurs principes: la prévention de la radicalisation et du recrutement, la protection des citoyens et des infrastructures, la mise hors d'état de nuire des réseaux logistiques des terroristes et les réponses à apporter aux conséquences d'une éventuelle attaque. Le Commissaire Franco Frattini a déclaré qu'il était « très heureux du travail accompli depuis six mois par la Commission et les Etats membres sur le terrain de la lutte anti-terroriste ». Le ministre français à l'aménagement du territoire, Christian Estrosi, rappelle que « dans le passé, les ministres s'étaient déjà unanimement prononcés sur la nécessité de lutter ensemble contre le terrorisme », en ajoutant: « Nous espérons que cette fois-ci, ces belles intentions soient réellement suivies d'effets ». Charles Clarke, président du Conseil, a confirmé que « ce plan d'action va être mis en œuvre par la Présidence autrichienne ». Parallèlement à cette stratégie, le Conseil a accueilli favorablement le rapport semestriel du coordinateur anti-terroriste de l'UE Gijs de Vries sur le plan d'action de lutte anti-terroriste adopté en juin 2004. D'après Gijs de Vries, « des progrès significatifs ont été réalisés pour lutter contre le terrorisme dans les domaines de la protection des transports et des infrastructures économiques comme les aéroports, les ports, mais aussi sur le terrain de la lutte proprement dite grâce au travail d'EUROPOL et d'EUROJUST », mais « il reste cependant beaucoup à faire surtout en ce qui concerne la protection des victimes et le respect des droits de l'homme ». La présidence a aussi souligné l'immense effort à faire pour renforcer la coopération judiciaire. Le Conseil a adopté le rapport de la présidence qui propose de créer une structure non permanente qui réunirait les représentants de l'UE et des Etats susceptibles d'être victimes d'attentats terroristes (ou aussi d'une crise majeure comme celle de la pandémie de grippe: EUROPE
N° 9078). Le Conseil a par ailleurs donné son feu vert à une stratégie sur la dimension extérieure de l'espace de liberté, de sécurité et de justice définissant comme priorités les menaces terroristes, le crime organisé et la gestion des flux de migration.

Suite à la communication présentée mercredi par la Commission européenne (EUROPE n°9079), le Conseil a reconnu la nécessité d'une approche globale sur l'immigration. Ce texte, jugé « très positif » par la présidence, selon une majorité d'Etats membres, correspond à une vision complète et équilibrée du problème. Les Etats sont conscients que l'immigration est une source d'enrichissement pour l'Union, mais aussi une source de problèmes à cause de l'immigration illégale, a souligné une source européenne. En commentant le texte de la Commission, l'Allemagne est l'Espagne ont indiqué en particulier qu'il était important, dans le cadre d'une lutte efficace contre l'immigration illégale, de tenir compte de l'opinion publique européenne. L'Allemagne, la Grèce et Chypre ont souhaité engager une réflexion sur les effets des régularisations d'illégaux en Europe, de telles mesures étant susceptibles de créer des attentes mais aussi d'entraîner la multiplication des filières criminelles. Malte a de nouveau suggéré, comme elle l'avait fait lors du Conseil Affaires générales des 21 et 22 novembre, de conditionner l'aide apportée aux pays de transit à la conclusion d'accords de réadmission.

Après de longues hésitations, les ministres, par ailleurs, sont finalement parvenus à un accord sur le projet de décision-cadre sur la simplification de l'échange d'informations et de renseignements entre les services répressifs des Etats membres de l'UE.

Le Conseil a enfin approuvé l'augmentation de 250 millions d'euros de l'aide accordée à l'Afghanistan pour la lutte contre la drogue.

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