01/12/2005 (Agence Europe) - Jacques Delors et Guy Verhofstadt ont estimé, jeudi à Bruxelles, que pour concilier élargissement et approfondissement de l'UE une « différenciation » ou une coopération renforcée entre Etats membres est indispensable, en commençant par l'Union économique et monétaire. « Sinon, nous sommes condamnés, comme les chœurs des opéras, à dire « marchons marchons » tout en restant immobiles », a averti l'ancien président de la Commission. « La zone euro existe, il ne faut rien inventer », a remarqué le Premier ministre belge. Au député européen Jens Peter Bonde qui affirmait que la Constitution est morte parce que Français et Néerlandais l'ont rejetée, M. Delors a lancé: j'ai trop de respect pour les autres Etats membres pour leur dire ce qu'ils doivent faire, « qu'est-ce que c'est ? si c'est un parlement qui se prononce, c'est antidémocratique ? (…) c'est une déviation qui peut conduire aux pires populismes et autoritarismes ». EUROPE reviendra sur ce débat entre lauréats du Prix Charlemagne organisé au Parlement européen le 1er décembre sur le thème Quo Vadis Europa ?