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Bulletin Quotidien Europe N° 9078
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sante

La Commission a adopté deux nouvelles communications concernant la préparation de l'Europe face à la grippe et au bioterrorisme

Bruxelles, 29/11/2005 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté deux nouvelles communications visant à aider l'Union européenne et ses États membres à faire face à d'importantes urgences sanitaires transfrontalières (telles que le SRAS et le bioterrorisme) et à une éventuelle pandémie de grippe.

La première communication cherche à renforcer la capacité de réaction coordonnée de l'Europe à des urgences de santé publique, telles que les flambées de SRAS que l'on a connues en Asie ou les attentats à l'anthrax perpétrés aux États-Unis. Ce document propose une stratégie plus vaste, qui souligne l'importance d'une préparation à tous les types d'urgences sanitaires - qu'il s'agisse de menaces anticipées, comme une grippe pandémique, ou de menaces imprévues, comme une épidémie semblable au SRAS. Il vise à aider les États membres à établir une planification générale de la préparation à ces situations, en détaillant les éléments essentiels de ces plans, tout en encourageant l'approche la plus coordonnée possible. Le document considère que l'organisation d'autres exercices de simulation et l'examen des plans nationaux par des pairs constituent des tâches prioritaires pour l'avenir.

La deuxième communication sur la planification de la préparation de l'Europe en cas de grippe pandémique actualise le plan développé par la Commission depuis mars 2004. Il tient compte des évolutions récentes, notamment des définitions révisées de l'OMS des phases pandémiques et de l'ouverture du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC selon l'acronyme anglais). En particulier, il expose une proposition de réponse de l'Union pour chacune des phases d'une pandémie de grippe telles que définies par l'Organisation mondiale de la santé, et précise les responsabilités des États membres, de la Commission et des agences européennes en cas de pandémie de grippe.

La partie opérationnelle de la communication expose en détail, pour chacune des six phases pandémiques identifiées par l'OMS, l'action à entreprendre en termes de: - planification et coordination: les rôles respectifs de l'OMS, de la Commission, de l'ECDC et des États membres sont définis ; - évaluation et surveillance: les États membres sont tenus de transmettre l'information, de procéder à des consultations et d'assurer la coordination à l'aide du système d'alerte précoce et de réaction de l'UE ; - prévention et endiguement: des mesures telles que l'utilisation d'antiviraux et la mise au point et l'utilisation de vaccins, ainsi que d'autres réponses des systèmes de santé ; - communication: entre les États membres et l'Union européenne, ainsi que la fourniture d'informations précises et concordantes au grand public.

Un message clé des deux communications est la nécessité d'étendre la planification d'urgence au-delà du secteur de la santé pour inclure des aspects tels que la protection civile, les transports, les communications, les services d'urgence, l'investissement dans les laboratoires et les relations internationales.

La capacité de l'Union et de ses États membres à réagir de manière coordonnée à une pandémie de grippe a été testée lors d'un exercice de simulation à l'échelle européenne les 23 et 24 novembre. L'évaluation de cet exercice doit être réalisée par les experts de l'ECDC qui élaborera un rapport d'ici février 2006, a précisé en conférence de presse le Commissaire chargé de la santé et de la protection des consommateurs, Markos Kyprianou, qui présentera les résultats préliminaires de cet exercice aux ministres de la Santé lors de la réunion du Conseil, le 9 décembre à Bruxelles. En attendant, il a rappelé que l'on est encore dans une phase précoce de cette préparation, au cours de laquelle il s'agit « d'identifier et de corriger les faiblesses ». « Ce n'était pas un concours », a-t-il ajouté, voulant par là éviter les questions individuelles sur l'état de préparation des uns et des autres. « Je ne dispose pas moi-même de ces informations », a répété le Commissaire, confronté aux questions des journalistes sur les performances nationales. Interrogé sur le scénario de l'exercice, il n'a pas été en mesure de répondre de manière précise, mais il a assuré qu'il s'agissait du « pire scénario » envisageable. La coordination entre les Etats membres et avec la Commission aurait bien fonctionné, de même que celle entre le système d'alerte précoce, l'ECDC et l'OMS, aux dires du Commissaire qui reconnaît toutefois la nécessité de certaines clarifications, notamment en matière de coordination entre services de la Commission (il a cité les transports et la recherche).

Mardi, Markos Kyprianou a rencontré des représentants des producteurs de vaccins et il informera aussi les ministres de la Santé des résultats de ces discussions qui ont montré que l'industrie attend « des engagements clairs » des Etats membres concernant les partenariats public-privé que la Commission tente de mettre en place. En clair, l'industrie attend des aides pour le développement de prototypes de vaccins et des engagements concernant la vaccination saisonnière pour augmenter sa capacité de production de vaccins.

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