Bruxelles, 29/11/2005 (Agence Europe) - Réunis lundi à Bruxelles, les ministres de la Recherche et/ou de l'Industrie de l'Union et de l'Agence spatiale européenne (ESA) ont formellement approuvé les orientations sur le futur système de surveillance de l'environnement et de la sécurité (GMES). Initiative de l'UE (dont la composante spatiale doit être réalisée par l'ESA) et projet au cœur de la future Politique spatiale européenne, le GMES vise à fédérer les programmes européens d'observation de la Terre et à créer une capacité européenne autonome de surveillance aux échelles locale et régionale pour l'environnement et la sécurité. Il consiste en un ensemble de services visant à optimiser l'utilisation des infrastructures au sol ou spatiales existantes et futures et doit permettre de développer la collecte et la diffusion de données, ainsi que l'intégration de ces données dans des systèmes de suivi et de prévision de l'état de l'environnement. La mise en œuvre de GMES débutera par le déploiement rapide et le lancement opérationnel, en 2008, de trois services dans le domaine des réponses aux situations d'urgence, de la surveillance des terres émergées et des services maritimes. D'autres services suivront, conformément au plan de déploiement couvrant la période 2009-2013.
Dans ses conclusions, le Conseil Espace, 3ème édition, a souligné qu'il était politiquement primordial pour l'Europe de préserver son autonomie en matière d'observation de la Terre, et a rappelé l'importance de la dimension internationale de GMES et son rôle de principale contribution européenne au Système des systèmes mondiaux d'observation de la Terre, le GEOSS (EUROPE n° 8894). Le Conseil a aussi pris note de l'intention de la Commission d'allouer au projet une majorité significative des fonds du 7ème Programme-cadre pour la recherche et le développement destiné à l'espace, ce qui servira à la fois à financer les services GMES et à couvrir une partie significative du budget consacré à la composante spatiale de GMES jusqu'en 2013. Le Conseil a aussi demandé d'explorer d'autres sources possibles de financement communautaire. Enfin, il a souhaité une meilleure utilisation des satellites et des systèmes sols existants ou déjà planifiés, au niveau national ou européen, pour assurer la continuité des données nécessaires à la mise en œuvre de services GMES opérationnels et d'éviter les doubles emplois. Dans ce contexte, il invite les agences nationales et les organisations européennes (comme EUMETSAT) qui possèdent déjà ou sont sur le point de développer des moyens susceptibles d'être utiles au projet GMES de les mettre à la disposition. Un groupe d'experts a été créé pour étudier la structure pouvant assurer la mise en œuvre et la gouvernance à long-terme de GMES. Les États membres de l'ESA souscriront au programme de l'Agence couvrant le développement de la composante spatiale GMES lors du Conseil ministériel de l'ESA des 5 et 6 décembre.