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Bulletin Quotidien Europe N° 9078
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/elargissement

Le vote des rapports Brok (sur la stratégie d'élargissement) et Tannock (politique de voisinage) est reporté en janvier - Divergences sur la proposition de M. Brok d'introduire le « statut de pays voisin »

Bruxelles, 29/11/2005 (Agence Europe) - La commission des Affaires étrangères du Parlement européen a décidé mardi de reporter en janvier le débat et l'adoption, en session plénière, du rapport de son président Elmar Brok (CDU) sur la stratégie d'élargissement de l'UE proposée par la Commission européenne dans son « papier stratégique » du 9 novembre dernier (EUROPE n°9065). Initialement, il était prévu que ce rapport soit approuvé lors de la plénière de décembre, ensemble avec les rapports sur la Bulgarie et la Roumanie. Motif du report: une divergence de vues fondamentale entre le rapporteur, M. Brok, et la plupart des autres membres de la commission sur un paragraphe clé du rapport dans lequel M. Brok « invite la Commission et le Conseil à élaborer des propositions relatives à une option intermédiaire entre l'adhésion et le statut de pays voisin, en s'inspirant de l'espace économique européen, pour faire de cette option une étape intermédiaire dans la voie d'adhésion ». Dans cette stratégie, nous parlons d'élargissement aux pays candidats (Croatie, Turquie) ainsi qu'à des pays des Balkans occidentaux, c'est-à-dire de pays qui ont ou bien déjà commencé les négociations d'adhésion, ou bien déjà obtenu une perspective d'adhésion à moyen et long terme, « pourquoi, alors, essayer d'introduire le concept du « partenariat privilégié » par la porte arrière », s'est demandé le Vert néerlandais Joost Langendijk. Le groupe libéral (ALDE) ne souhaite pas créer, par le biais de ce rapport, un nouveau « statut » (entre pays candidat et pays voisin) pour des pays désireux d'adhérer à l'UE, a expliqué la libérale belge Annemie Neyts-Uyttebroeck, et André Brie (PDS, allemand) a, lui aussi, refusé de remettre en doute la perspective d'adhésion accordée à la Turquie, la Croatie et aux pays des Balkans. Seul Alfred Gomolka, élu de la CDU comme M. Brok, a défendu le rapporteur: face au « déséquilibre » actuel entre élargissement et approfondissement de l'Union européenne, « nous avons besoin d'une plus grande variabilité » dans nos relations avec les pays voisins qui ont l'aspiration de rejoindre l'UE, a estimé M.Gomolka. Après une courte interruption du vote, demandée par la socialiste belge Véronique de Keyser, M.Brok a admis qu'il n'était pas possible d'aboutir à un consensus sur cette « question stratégiquement très importante » et que, dès lors, il recommandait le report du débat et du vote de son rapport à la session plénière de janvier. « Nous ne devrions pas nous précipiter sur une question aussi importante », a estimé M. Brok. La commission a finalement suivi son président.

Etant donné son lien évident avec le rapport Brok, la commission a aussi décidé de reporter à janvier, le rapport du conservateur britannique Charles Tannock sur la politique de voisinage de l'UE.

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