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Bulletin Quotidien Europe N° 9068
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/commission

Notre programme pour 2006 ne sera pas réalisable sans décision sur les perspectives financières, prévient M. Barroso, qui lance aussi un appel à œuvrer pour un accord à l'OMC

Strasbourg, 15/11/2005 (Agence Europe) - Le Président Barroso a présenté le 15 novembre à Strasbourg le programme législatif et de travail de la Commission pour 2006, un programme dont les mots clés sont « prospérité, solidarité dans l'Europe élargie, sécurité et renforcement de l'Europe dans le monde » mais qui, a-t-il averti, « comptera bien peu » sans un accord sur les perspectives financières 2007-2013. « Je compte sur le bon sens de la Présidence britannique » pour y arriver au Sommet de décembre prochain, a dit M. Barroso qui espère voir aussi, à cette occasion, une confirmation du consensus qui s'est dégagé au sommet informel de Hampton Court sur « comment préserver nos valeurs » face à la mondialisation. M. Barroso a aussi profité de l'occasion pour lancer un appel à réussir le Doha Round (voir autres nouvelles). Nous avons fait une offre «forte, et conditionnelle- je souligne conditionnelle » sur l'agriculture, a-t-il rappelé. « Notre engagement reste, mais les autres devront bouger. Je n'accepte pas que certains blâment l'Europe » pour les difficultés des négociations à l'OMC, a-t-il martelé, en exhortant: « cessez de donner de leçons sur l'ouverture des marchés et commencez à négocier ».

Les premières réactions de députés (qui voteront une résolution le 14 décembre) ont été nuancées. Certains ont salué l'amélioration du dialogue Commission/Parlement dans la préparation du programme, comme Joseph Daul (PPE-DE, français), président de la commission de l'agriculture et de la conférence des présidents des commissions parlementaires. Dans le même groupe, le conservateur britannique Malcolm Harbour a qualifié le programme de « document étrange » annonçant 96 mesures sans aucun sens des priorités (alors qu'il a fait l'éloge d'initiatives concrètes comme CARS, lancée par le Commissaire Verheugen). Pour le co-président du groupe Indépendance et démocratie Nigel Farage, il s'agit au contraire du «plus ambitieux programme de travail jamais vu dans l'histoire européenne ». « Quel dommage que la présidence du Conseil ne soit pas venue », a-t-il ajouté (une absence dénoncée par plusieurs députés, qui ont noté que tous les Commissaires qui avaient pu se rendre à Strasbourg étaient présents). Le social-démocrate Johannes Swoboda, pour sa part, a plaidé: dans cette période marquée par des changements de gouvernement dans certains Etats membres, la Commission doit plus que jamais « jouer un rôle de leader ». EUROPE reviendra sur le débat.

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