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Bulletin Quotidien Europe N° 9066
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran

Vers un compromis sur le programme nucléaire ?

Bruxelles, 10/11/2005 (Agence Europe) - Européens (UE-3) et Américains sont apparemment prêts à accepter un compromis avec l'Iran sur son programme nucléaire, selon des diplomates de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) à Vienne. Ce plan préparé par l'AIEA - qui doit cependant encore recevoir le soutien d'autres pays comme la Chine, la Russie, l'Inde, le Brésil ou l'Afrique du Sud avant d'être formellement proposé à Téhéran - autoriserait l'Iran à convertir de l'uranium brut en gaz capable d'être ensuite transformé par centrifugeuses en uranium enrichi, à des fins civiles. L'enrichissement devra cependant avoir lieu en Russie et pas en Iran, ce que Moscou accepte. L'idée a été discutée mardi à Washington par le secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice et le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, qui est d'accord pour la soumettre à Téhéran, mais seulement si elle a de réelles chances d'être acceptée par les Iraniens. « M. ElBaradei espère que dans les prochains jours, la communauté internationale sera en mesure de se rallier autour d'une solution acceptable par toutes les parties, y compris l'Iran », a déclaré jeudi l'AIEA.

Mardi, Téhéran avait rejeté la déclaration du Conseil « Affaires générales/relations extérieures » de lundi (EUROPE n° 9063) qui demandait à l'Iran de suspendre ses activités de conversion d'uranium pour « restaurer la confiance » et faciliter la reprise des négociations. « Les différents articles de cette déclaration ont été rédigés avec une vision extrémiste et je m'y oppose », a déclaré mardi le négociateur en chef iranien sur le dossier nucléaire, Ali Larijani. Le ministère iranien des Affaires étrangères a pour sa part réitéré que l'Iran ne voulait pas renoncer à ses activités de conversion d'uranium, étape préalable à l'enrichissement.

Mercredi à Moscou, à l'issue d'une réunion de la troïka de l'UE avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, le président en exercice du Conseil, Jack Straw, a cherché à temporiser au sujet du renvoi du dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU. « Au nom de l'Union et de l'UE-3, je tiens à dire que nous ne voulons pas que le dossier nucléaire iranien soit renvoyé devant le Conseil de sécurité », a-t-il dit.

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