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Bulletin Quotidien Europe N° 9063
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/sante

Dépistage et traitement du cancer du sein: les Etats membres peuvent mieux faire

Bruxelles, 07/11/2005 (Agence Europe) - A l'occasion de la Journée du cancer du sein au Parlement européen, le 18 octobre, la sociale-démocrate allemande Karin Jöns a présenté la 4ème version actualisée des lignes directrices qui s'adressent aux Etats membres de l'UE en vue d'améliorer le dépistage et le traitement du cancer du sein ainsi que la prise en charge et le suivi médical et psychologique des femmes qui souffrent de cette maladie. Chaque année, 275 000 femmes sont touchées par le cancer du sein dans l'UE et 88 400 en meurent encore alors qu'un dépistage précoce permet de réduire le taux de mortalité de près de 33%.

Depuis l'adoption du rapport de Karin Jöns en 2003 qui demandait cette révision des lignes directrices, la Commission a travaillé vite, avec la participation des professionnels de santé des Etats membres, pour produire ce nouveau document de 420 pages qui couvre le dépistage et le traitement, a constaté la députée allemande qui regrette cependant que, malgré des progrès dans plusieurs pays, seuls neuf Etats membres (Belgique, Hongrie, Luxembourg, Espagne, France, Royaume-Uni, Finlande, Pays-Bas, Suède) offrent à l'heure actuelle le dépistage sur l'ensemble de leur territoire. Cinq pays disposent de projets pilotes ou de programmes régionaux (Allemagne, Danemark, Irlande, Italie et Lettonie). Or, l'organisation technique d'un programme national de dépistage par mammographie conforme aux lignes directrices de l'UE représente pour l'Etat membre concerné des investissements d'un montant de 1 euro au maximum par citoyen (pour chaque unité de dépistage: 4 mammographes et des unités mobiles ; l'équipement médical, technique et de bureau). Les coûts de la formation pour la spécialisation du personnel chargé du dépistage s'élèvent à 25 cents supplémentaires maximum par citoyen. Après le dépistage, il faudrait aussi un traitement approprié dans des centres spécialisés. Mais là encore, les Etats membres sont lents à mettre en œuvre une mesure réclamée par le Parlement européen depuis plusieurs années. Il n'existe de centres multidisciplinaires spécialisés sur l'ensemble du territoire que dans quatre pays: Suède, Danemark, Portugal et Royaume-Uni. Quelques centres isolés existent en France, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie et aux Pays-Bas. Dans ce domaine, les nouvelles lignes directrices exigent un centre du sein pour 250 000 habitants, soit 1815 centres du sein pour toute l'Union. Elles prévoient aussi que les équipes soient constituées de manière interdisciplinaire, qu'elles bénéficient d'une formation adéquate (y compris pour le personnel infirmier), qu'il y ait des conférences pré et postopératoires pour chaque cas, etc.

Une première évaluation de la mise en œuvre des nouvelles lignes directrices doit avoir lieu en 2007. Elle sera suivie d'un nouveau rapport du Parlement européen en 2008.

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