07/11/2005 (Agence Europe) - Dans le numéro d'octobre 2005 d'Affari Esteri, l'ancien Représentant permanent italien auprès de l'UE, Pietro Calamia, aborde encore une fois la question de l'avenir de l'Europe après l'interruption du processus de ratification de la Constitution européenne, en estimant que, pour aller de l'avant, il faudrait compter sur la « dynamique interne » des institutions plutôt que sur des modifications formelles des traités. En particulier, il suggère de s'efforcer davantage de définir une « ligne cohérente de politique étrangère de l'Europe, en commençant par les relations cruciales avec les Etats-Unis », ce qui exige évidemment « une communauté d'intentions entre les gouvernements des Etats membres ». Dans son article intitulé La crise européenne, l'ambassadeur Calamia estime que le seul domaine dans lequel on pourrait avancer aujourd'hui est celui de la défense. Il propose donc de préparer une « coopération structurée permanente » dans ce domaine (comme prévu par la Constitution), tout en précisant qu'il ne s'agirait pas d'une « avant-garde sortant de l'Union, mais d'un groupe qui anticipe des réalisations qui sont dans l'intérêt de tous ». Selon lui, puisque la France (« très attentive aux problèmes de la défense ») est « aux prises avec les suites du référendum » sur la Constitution, une initiative pourrait être prise dans ce domaine par la Présidence britannique et par des pays qui ont ratifié la Constitution à forte majorité, comme l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne.