Bruxelles, 28/10/2005 (Agence Europe) - Dans un communiqué du 26 octobre, le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz (SPD), critique très sévèrement « la logique partisane » qui a conduit le président italien de la commission des affaires juridiques Giuseppe Gargani (Forza Italia) à mettre sur une même liste le juriste italien et ancien membre du groupe PPE-DE au Parlement européen Carlo Casini (Université pontificale Regina Apostolorum), la Tchèque Dagmar Pohunkova (qui n'a pas été retenue par le président Barroso), le professeur slovaque de pharmacologie clinique et d'hépatologie Jozef Glasa et la théologienne catholique allemande Hille Haker, en vue de la constitution du Groupe européen d'éthique. « La liste envoyée par M. Gargani à la Commission européenne n'est pas représentative du Parlement européen ; elle se caractérise par un conservatisme profond ; elle déséquilibre complètement la composition » du groupe, écrit M. Schulz. La réaction de M. Schulz intervient alors que les membres du Groupe européen d'éthique ont déjà été nommés par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ils ont tenu leur réunion constitutive le 25 octobre et reconduit à leur tête le philosophe suédois Göran Hermeren (EUROPE n° 9056).