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Bulletin Quotidien Europe N° 9041
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INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) investissements

Après trois années de baisse consécutives, les flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) se sont légèrement redressés en 2004 grâce à une augmentation significative de ces flux à destination des pays en développement, révèle la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement) dans son « Rapport sur l'investissement dans le monde 2005 ». Au niveau mondial, les entrées d'IDE se sont élevées à 648 milliards de dollars en 2004, en hausse de 2% par rapport à 2003. Elles ont bondi de 40% dans les pays en développement (233 milliards de dollars) mais ont baissé de 14% dans les pays développés (380 milliards de dollars). Les sorties d'IDE ont augmenté, quant à elles, de 18% pour atteindre 730 milliards de dollars, une progression qui a eu lieu en grande partie dans les entreprises ayant leur siège dans les pays développés (637 milliards de dollars). Si les sorties de l'Union européenne ont baissé de 25% (280 milliards de dollars, le montant le plus bas depuis 7 ans), la plupart des autres pays développés ont accru leurs investissements à l'étranger, en particulier les Etats-Unis dont les sorties d'IDE ont progressé de plus de 90% atteignant le montant record de 229 milliards de dollars. Plus en détails, dans les pays en développement : l'Asie-Océanie est restée le premier bénéficiaire des flux d'IDE, attirant 148 milliards de dollars, soit
46 milliards de dollars de plus qu'en 2003. Hong Kong a attiré la majorité des flux d'Asie de l'Est et l'Inde a été le principal bénéficiaire dans le sud de la région. En Asie occidentale, plus de la moitié des flux ont été concentrés en Arabie Saoudite, en République arabe syrienne et en Turquie. La Chine demeure pour sa part le premier pays en développement d'accueil avec 61 milliards de dollars d'entrées d'IDE ; - après quatre années consécutives de baisse en Amérique latine et Caraïbes, les flux ont connu une reprise notable en 2004 atteignant 68 milliards de dollars (+44% par rapport à 2003). Le Mexique et le Brésil sont les premiers bénéficiaires (18 et 17 milliards de dollars reçus, respectivement). Avec le Chili et l'Argentine, ils ont accueilli les deux tiers des flux. Les investissements ont, en revanche, fortement baissé en Bolivie et au Venezuela ; - les flux à destination de l'Afrique sont restés quasiment stables (18 milliards de dollars) par rapport à 2003. La part de l'Afrique dans les flux mondiaux d'IDE restent cependant basse (3%). L'Angola, la Guinée équatoriale, le Nigéria, le Soudan et l'Egypte ont été les premiers destinataires (un peu moins de la moitié des entrées d'IDE en Afrique). En Europe du Sud-Est et la Communauté des Etats Indépendants, les flux ont augmenté pour la quatrième année consécutive en 2004 (+40% par rapport à 2003) pour atteindre 35 milliards de dollars. La Fédération de Russie est le premier destinataire des flux. Dans les pays développés, les flux ont baissé dans la plupart des pays sauf aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, du fait essentiellement des opérations de fusions-acquisitions internationales. Les flux à destination de l'ensemble de l'UE sont tombés à 216 milliards de dollars, ce qui constitue le montant le plus bas depuis 1998. Les baisses les plus notables ont affecté le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. Les dix nouveaux Etats membres ont pour leur part enregistré une augmentation. Les entrées d'IDE au Japon ont bondi de 24% à 8 milliards de dollars, alors qu'elles ont baissé dans d'autres pays développés (Israël, Norvège, Nouvelle-Zélande et Suisse). Quant aux investissements des pays développés à l'étranger, ils ont augmenté à nouveau en 2004 pour atteindre
637 milliards de dollars. Les perspectives de l'IDE au niveau mondial semblent bonnes pour 2005, ajoute la Cnuced, en particulier pour les pays en développement et pour la région Asie-Océanie, mais certains éléments pourraient fragiliser cette perspective, notamment un ralentissement de la croissance dans certains pays développés conjugué à d'autres facteurs d'instabilité. Infos: http: //http://www.unctad.org/wir

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