Bruxelles/Stavanger, 04/10/2005 (Agence Europe) - L'assemblée plénière d'Eurochambres a élu le 28 septembre, Pierre Simon, président de la Chambre de commerce de Paris et de la Chambre régionale Ile-de-France, comme son nouveau président, en remplacement de l'autrichien Christoph Leitl à partir du 1er janvier 2006. La femme d'affaires britannique et actuelle présidente du Réseau Femmes d'Eurochambres Isabella Moore, était aussi candidate. Ont été élus vice-présidents: Peter Egardt, président de l'Association des Chambres de commerce et d'industrie (CCI) suédoises, George Kassimatis, président de l'Union grecque des CCI, et Peter Mihok, président des CCI slovaques.
En présentant ses objectifs, M. Simon, qui a piloté le passage à l'euro des entreprises françaises, a mis en exergue « la capacité d'action considérable des CCI », qui sont « les seules organisations capables d'aligner de nombreux moyens pour aider quotidiennement les entreprises, de leur création à leur transmission ». « Sur 100 entreprises créées, 50% chutent au bout de 4 ans d'existence. Mais ce taux ne tombe qu'à 25% lorsque le chef d'entreprise a été accompagné » dans son parcours, a commenté M. Simon. Pour ce banquier de profession et ancien membre du Comité économique et social européen (CESE), les CCI aident « la Commission à mettre en œuvre sa stratégie vis-à-vis des entreprises, et surtout des PME ». Pour le nouveau président, il est essentiel de « constituer un vrai réseau européen d'entreprises et de rendre des services transfrontaliers aux entreprises dans le cadre du Marché unique ». A propos du fonctionnement d'Eurochambres, M. Simon a déclaré: « Il n'y aura pas de rupture dans l'évolution d'Eurochambres. Il faut continuer à travailler au niveau international et avoir un réseau efficace (…). Nous sommes bien placés pour expliquer notre point de vue sur les projets de directive concernant les PME et les entreprises ».
Arnaldo Abruzzini tire les conclusions
A l'issue du Congrès de Stavanger (voir EUROPE n° 9040), le Secrétaire général d'Eurochambres Arnaldo Abruzzini a souligné le rôle que jouent en Europe les PME, essentielles pour « la plupart de nos économies », et pourtant confrontées à de nombreux obstacles. Les suggestions du Congrès seront reprises dans des documents qui viendront étoffer un rapport d'Eurochambres sur l'entrepreneuriat et l'emploi qui sera remis aux institutions européennes et internationales et aux gouvernements.
Tirant les conclusions générales du Congrès, M. Abruzzini a notamment relevé: 1) Entrepreneuriat. « On ne naît pas entrepreneurs, on fabrique un entrepreneur ! », s'est exclamé M. Abruzzini, en plaidant pour des politiques pour développer la culture d'entreprise. 2) Risque. « Il faut des changements dans les attitudes. N'ayez pas peur ! Tel est le message à transmettre aux étudiants qui souhaitent devenir entrepreneurs (…). Il faut communiquer aux jeunes qu'oser prendre des risques peut apporter des bénéfices (…). Plus on a des projets, plus on a idées ! ». 3) Femmes. « Elles représentent un énorme potentiel (…). Il faut du sur mesure, (…) des actions spécifiques ». 4) Plate-forme globale des Chambres. Cette plate-forme a lancé à Stavanger un appel aux leaders politiques pour que de réels progrès soient accomplis lors de la conférence ministérielle de l'OMC, en décembre à Hong Kong. Un document commun des Chambres sera remis lors de la ministérielle de Hong Kong, a annoncé M. Abruzzini. 5) Problèmes à long terme. Au niveau européen, le commerce et les services « sont la clef du futur », note M. Abruzzini, qui évoque aussi les systèmes fiscaux, le renforcement du marché intérieur, l'énergie et la concurrence. La communauté des affaires est impatiente de transmettre ce message au niveau politique, a ajouté le Secrétaire général, en plaidant: « Il faut qu'on nous entende ! On a un rôle logique de cohésion à jouer dans la société (…), le business établit des ponts (…), notamment via la communication avec la société ».