Colmar, 15/09/2005 (Agence Europe) - A Colmar où elle a fait une courte escale le 13 septembre avant de se rendre à Berlin pour la réunion informelle des ministres de la Défense de l'OTAN, Michèle Alliot-Marie a souhaité « l'émergence d'un véritable marché européen de l'armement ». « L'ambition industrielle est une nécessité pour l'Europe de la défense », a dit la ministre française de la Défense qui s'adressait à quelques 300 parlementaires, militaires et industriels, français et européens, réunis dans le cadre de la troisième université d'été de la défense (voir aussi EUROPE n° 9026). « L'Europe est l'horizon de référence pour la politique que je mène », a dit la ministre qui s'est attachée à convaincre un auditoire qui n'était pas entièrement acquis à la création d'un marché unique de la défense. « Le contexte actuel n'autorise plus la dispersion des industries européennes de défense ou la compétition stérile » a expliqué Michèle Alliot-Marie en appelant ses partenaires à « aborder ensemble et sans tabou » ce dossier délicat de la création d'un « marché européen intégré et fluide ». Tout en soulignant qu'elle veut faire avancer rapidement le « code de conduite » que prépare actuellement l'Agence européenne de défense pour « empêcher les pratiques de protectionnisme étroit », Michèle Alliot-Marie a souhaité une « mobilisation commune » des gouvernements en faveur de la recherche militaire. « Il faut à cet égard se poser la question de l'opportunité d'apporter des crédits à des programmes qui développent des technologies hors d'Europe », a-t-elle ajouté dans une allusion à peine voilée aux coopérations transatlantiques. « L'Europe doit prendre en main son destin », s'est exclamée Mme Alliot-Marie en appelant l'Agence européenne de défense à « être ambitieuse ». « Si son directeur nous propose des programmes stimulants, concrets, dans le cadre d'un tour de table, je suis prête à apporter des crédits significatifs aux côtés de nos partenaires », a-t-elle précisé. (Source: notre publication Nouvelles Atlantiques).