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Bulletin Quotidien Europe N° 8960
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

AmCham est inquiète du « manque de progrès » dans le cycle de Doha et réclame davantage de « leadership » européen et américain

Bruxelles, 02/06/2005 (Agence Europe) - L'American Chamber of Commerce to the EU (AmCham), qui représente plus de 130 sociétés d'origine américaine actives en Europe, s'est dite mercredi préoccupée du « manque de progrès » dans les négociations multilatérales à l'Organisation mondiale du Commerce sur le cycle de Doha. Elle lance un appel à tous les pays membres de l'OMC, notamment à l'Union européenne et aux Etats-Unis, afin qu'ils fassent preuve de davantage de « volonté politique et de leadership » afin de faire un succès de la conférence ministérielle de Hong-Kong prévue en décembre 2005. Pour y arriver, il faut que les mini-ministérielles de juin et juillet aboutissent déjà à des projets d'accord plus ou moins développés dans les différents domaines. AmCham s'inquiète aussi du risque que les incertitudes relatives à la Constitution européenne ou les tensions qui montent (dans l'UE et aux Etats-Unis) avec la Chine sur les importations de textiles chinois puissent « distraire » des négociations à Genève. « Il est troublant d'entendre que beaucoup de négociateurs à Genève partagent ces mêmes craintes », a expliqué devant la presse, le 1er juin à Bruxelles, Mark van der Horst, le président de la commission du commerce et des affaires extérieures d'AmCham qui a eu, ces derniers jours, des entretiens au siège de l'OMC à Genève. « Aujourd'hui plus que jamais, l'Agenda de Développement de Doha a besoin de la pleine attention des dirigeants politiques si l'on veut éviter que le cycle se termine seulement avec un résultat minimaliste, ou encore moins que ça. (…) Il est encore possible d'aboutir à un résultat final ambitieux en 2006, à condition que les principaux acteurs - notamment l'UE et les Etats-Unis - prennent des mesures urgentes et parallèles sur les principaux sujets des négociations en matière d'agriculture et d'accès au marché pour les produits non-agricoles et les services », a-t-il expliqué. AmCham attend que beaucoup d'impatience l'arrivée de Pascal Lamy, le prochain directeur général de l'OMC qui entrera en fonction le 1er septembre et son engagement personnel en faveur du Round, son leadership et sa « capacité de rassembler les différentes positions » pourraient faire la différence, même s'il disposera de très peu de temps pour préparer la réunion de Hong-Kong, affirme M. van der Horst. Le fait que l'affaire Airbus/Boeing ait été portée pour arbitrage devant l'OMC ne préoccupe pas outre mesure les dirigeants d'AmCham qui estiment qu'il s'agit d'une « affaire bien distincte » du cycle de Doha et qui doit suivre son cours dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l'OMC, sans avoir de répercussions sur les pourparlers multilatéraux. Le Commissaire Peter Mandelson et son homologue américain Rob Portman se sont exprimés dans le même sens dans leur déclaration commune de mardi (voir EUROPE n° 8958), rappelle AmCham.

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