Bruxelles, 01/06/2005 (Agence Europe) - Le social-démocrate allemand Jo Leinen, président de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen, a convoqué pour l'après-midi du 2 juin une session extraordinaire de sa commission, pour examiner le processus de ratification de la Constitution européenne après le « non » français du 29 mai et après le référendum néerlandais du 1er juin. Rappelons que cette année devraient encore ratifier Chypre, Malte, l'Estonie, la Lettonie, la Belgique (on attend le vote des assemblées régionales après celui du parlement fédéral) et la Suède et par référendum: le Luxembourg (10 juillet), le Danemark (27 septembre), la Pologne (25 septembre ou 9 octobre), le Portugal (probablement le 9 octobre) et peut-être l'Irlande (le référendum aura lieu fin 2005 ou début 2006).
Le même jour, dans la matinée, le Président Barroso participera à la réunion ordinaire des groupes politiques du Parlement européen, avec le Président Borrell. Un communiqué du Parlement précise que la rencontre, « prévue depuis un certain temps, s'inscrit dans le cadre de l'accord interinstitutionnel Parlement/Commission » du 26 mai dernier, mais ajoute que les députés, à cette occasion, passeront en revue avec José Manuel Barroso non seulement l'état des relations Parlement/Commission, mais aussi le processus de ratification de la Constitution européenne.
Martin Schulz demande aux gouvernements de ne pas se précipiter et « dire que la Constitution est morte »
Mercredi, le président du groupe socialiste au Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, a affirmé dans un communiqué: « Ce ne sont pas seulement ceux qui soutiennent la Constitution qui doivent réfléchir. Les pays qui l'auront rejetée devront réfléchir eux aussi sur leur relation avec l'Europe. Ces réflexions prendront du temps, et personne ne devrait se précipiter et tirer des conclusions avant que le processus de ratification soit complété ». Raison pour laquelle, M. Schulz précise: « Quel que soit le résultat du référendum néerlandais, je presse les gouvernements de ne pas se hâter et dire que la Constitution est morte. Cela pourrait arranger politiquement un ou plusieurs pays de ne pas avoir de vote. Mais les leaders qui ont la tentation de le faire déchireront le document qu'ils ont tous signé à Rome ».