Bruxelles, 01/06/2005 (Agence Europe) - Les aides publiques accordées par les autorités locales et centrales, aux chantiers navals polonais de Gdynia, Gdansk et Szczecin font l'objet d'une procédure formelle d'examen de la Commission. Le début du de restructuration de ces trois chantiers navals remonte à 2002 et la Commission ne s'intéresse qu'aux aides versées après l'adhésion. Après un examen préliminaire, elle doute que ces aides puissent restaurer la viabilité à long terme des chantiers et qu'une réduction des capacités ait réellement eu lieu afin de limiter les effets anti-concurrentiels des aides. « Le type d'aide proposé par les autorités polonaises n'est compatible avec les règles de l'UE que si ces aides sont accompagnées d'un plan de restructuration détaillé impliquant une restructuration industrielle durable et si elles ne sont pas uniquement destinées au service de la dette et à l'amélioration de la trésorerie », indique dans un communiqué la Commissaire Neelie Kroes pour qui « les autorités polonaises devront transmettre un plan susceptible d'aboutir à des sociétés viables, capables de faire face aux pressions concurrentielles dans l'UE ». Dans un communiqué, la société Stocznia Gdynia SA, dont le ministère polonais des Finances détient la majorité, indique qu'elle collaborera pleinement avec la Commission, mais précise que les effets du plan de restructuration sur la concurrence au sein de l'UE sont « négligeables » et que les aides sont limitées au « minimum absolu ».