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Bulletin Quotidien Europe N° 8958
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/constitution/france/partenaires sociaux

Le « non » français est un rejet de l'Europe néo-libérale, mais la Constitution n'est pas néo-libérale, affirme John Monks - Déception de l'industrie

Bruxelles, 31/05/2005 (Agence Europe) - John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui, depuis son arrivée à la tête de la Confédération, a toujours fait campagne pour la Constitution européenne, est déçu du « non » français, mais le respecte. « L'UE doit à présent faire face à une crise majeure.(…) Pour la première fois de son histoire, la population d'un des six pays fondateurs de l'UE a rejeté la façon dont l'Europe se construit. Cependant, il ne semble pas que ce soit un rejet de l'Europe en général mais d'une Europe néo-libérale. C'est aussi une réaction aux craintes pour le chômage, les délocalisations et l'insécurité », dit-il. La CES a affirmé à plusieurs reprises que « le soutien à l'intégration européenne faiblirait si l'on n'accordait pas assez d'attention à la dimension sociale », rappelle-t-il, en ajoutant. « Les faits lui ont malheureusement donné raison. La Constitution, qui n'est pas néo-libérale, est devenue une victime, par la faute des Etats membres qui ignorent l'Europe sociale ». Et de conclure: « Nous avons besoin à présent d'une période de réflexion et il nous faudra, bien sûr, tenir compte des décisions démocratiques des autres Etats membres ».

Pour l'Union des confédérations de l'industrie et des employeurs d'Europe (UNICE), le « non » d'un pays fondateur est un « recul important » qui aura un « impact sérieux ». Par la voix de son président, Jürgen Strube, le patronat européen estime qu'il est « crucial » que l'UE continue d'avancer et mette pleinement en œuvre la stratégie révisée de Lisbonne. Le président d'Eurochambres, Christophe Leitl, exhorte l'Europe à faire un pas en avant et non en arrière: selon lui, « une Europe à deux vitesses - dans laquelle certains États membres coopèrent d'une manière renforcée - peut être une alternative ». Rainer Plassmann, Secrétaire général du Centre européen des entreprises à participation publique (CEEP), craint après le « non » français que l'UE ait à l'avenir davantage de difficultés à être « quelque chose de plus qu'un simple marché intérieur ». Paolo Bedoni, Président de l'organisation agricole italienne Coldiretti, demande que ce « non » ne soit pas » l'alibi pour procéder à des coupes dans le budget communautaire ».

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