Bruxelles, 31/05/2005 (Agence Europe) - Jean-Claude Juncker a poursuivi mardi, à Luxembourg, ses consultations pour préparer le Conseil européen des 16 et 17 juin et discuter les conséquences du « non » français sur la Constitution en recevant à tour de rôle, entre lundi et mercredi, les chefs de gouvernement d'Espagne Zapatero, de Malte Gonzi, de Finlande Vanhanen, de Hongrie Gyurcsany, de Slovaquie Dzurinda, du Portugal Socrates et d'Autriche Schüssel. Aucune information n'a filtré sur ces entretiens. M. Juncker doit recevoir le président Chirac jeudi.
La Commission européenne, pour sa part, devait débattre des conséquences du « non » français lors de sa réunion hebdomadaire ce mercredi, a annoncé mardi la porte-parole, Françoise Le Bail.
Le Président Chirac s'est entretenu par téléphone, dimanche soir et lundi, avec les présidents du Conseil européen, Juncker, et de la Commission, Barroso, le chancelier Schröder, et les premiers ministres espagnol, belge et britannique, Zapatero, Verhofstadt et Blair. « Avec tous ses interlocuteurs, le président de la République a évoqué les résultats du référendum. (…) Il leur a confirmé que la France, membre fondateur de l'Union européenne, continuerait à travailler avec ses partenaires dans l'esprit de la construction européenne. (…) « Il a indiqué qu'à ses yeux, le processus de ratification devait se poursuivre », a indiqué le porte-parole de l'Elysée.
Entre-temps, il semble qu'il faudra attendre le 6 juin pour savoir si le Royaume-Uni renonce à organiser son référendum sur la Constitution ou pas lorsque Jack Straw ouvrira la nouvelle législature à la Chambre des communes. Lundi, Tony Blair avait plaidé pour « un moment de réflexion » sur les raisons du « non » français et sur ses conséquences, comme sur celles du référendum de mercredi aux Pays-Bas. Le chancelier Schüssel a relancé pour sa part son idée de tenir un référendum européen sur la Constitution, le même jour dans tous les 25 pays membres. « Jusqu'ici, personne n'a soutenu ma suggestion (…). Je vais la remettre sur la table » du Conseil européen, a annoncé M.Schüssel, selon le quotidien Der Standard.