Bruxelles, 24/05/2005 (Agence Europe) - Lors du déjeuner du Conseil « Affaires générales » de lundi, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Moratinos, a brièvement évoqué la situation précaire du processus de ratification de la Constitution « mais le Conseil n'a pas débattu aujourd'hui de cette question », a souligné lundi soir devant la presse le président du Conseil, Jean Asselborn. « Le 29 mai sera une journée très importante pour la France et pour l'Europe. Beaucoup de gens impliqués dans la construction européenne ont participé en France pour encourager les Français à aller voter et à voter pour l'Europe. Nous avons fait notre travail, maintenant c'est aux Français de décider », a-t-il commenté. La Présidence luxembourgeoise n'a pas de « plan B » car elle est « persuadée que 52, 53 ou 54% des Français vont dire oui ». Cependant, en cas de victoire du « non », l'on devra respecter le résultat, mais cela veut aussi dire que « en tout cas, le processus (de ratification) va continuer ». « La Présidence n'a aucunement l'intention de stopper le processus de ratification dimanche soir », même si les Français disent non, et elle continuera à « encourager » les ratifications dans les autres pays membres, a insisté M. Asselborn.