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Bulletin Quotidien Europe N° 8937
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Lucas Papademos présente le rapport 2004 de la BCE au Parlement

Bruxelles, 27/04/2005 (Agence Europe) - « Le Conseil des gouverneurs continue de miser sur une croissance économique soutenue en 2005 et 2006 », a indiqué mardi Lucas Papademos, vice Président de la Banque centrale européenne (BCE). En présentant à la commission parlementaire des affaires économiques et monétaires le rapport annuel 2004 de la BCE, M. Papademos a considéré que si la croissance semble modeste au premier semestre 2005, les conditions restent favorables à plus long terme, pour les investissements et la consommation notamment. Les prix du pétrole constituent toujours la principale incertitude pour l'activité économique et la stabilité des prix, l'inflation restant toutefois « plus ou moins conforme à la définition de la BCE (proche de 2%) », a-t-il insisté. S'y ajoutent, selon lui, des facteurs monétaires liés aux liquidités excessives accumulées ces dernières années et à la situation des prix de l'immobilier dans la zone euro, très variable d'un Etat membre à l'autre.

« Les améliorations dans la mise en œuvre du Pacte de stabilité et de croissance et de son volet préventif sont à saluer », a indiqué M. Papademos, qui estime en revanche que, dans sa partie corrective, la réforme permet finalement plus de flexibilité et une « démarche plus arbitraire » (prise en compte de facteurs supplémentaires et allongement des délais). « La BCE est-elle affaiblie par la réforme du Pacte ? », lui a alors demandé Kurt Joachim Lauk (PPE-DE allemand), qui sera le rapporteur sur le sujet. S'en tenant à ligne de la BCE, M. Papademos a expliqué que plutôt que les changements apportés au Pacte, c'est l'application qui sera « la clé », car la responsabilité incombe aux Etats membres de mettre en œuvre les réformes conduisant à des finances publiques saines de manière durable. Interrogé sur le possible impact de la réforme du Pacte sur les critères d'évaluation pour adhérer à l'euro, M. Papademos a affirmé: « Les critères pour évaluer la convergence des Etats membres n'ont pas changé ». L'intégration des Etats membres issus du dernier élargissement au Système européen de banques centrales (SEBC) s'est faite « en douceur », estime M.Papademos, tout en rappelant qu'aucun de ces pays ne remplit actuellement les critères de Maastricht.

Au socialiste français Benoît Hamon qui s'inquiétait des déséquilibres de l'économie mondiale et du déficit record du commerce extérieur américain, M. Papademos s'est contenté de reprendre les termes utilisés régulièrement par le G7: « Tous les gouvernements doivent réduire les déséquilibres grâce à la mise en œuvre des réformes appropriées, ce qui est une recommandation pertinente pour tous les pays concernés ».

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