Luxembourg, 26/04/2005 (Agence Europe) - La Présidence luxembourgeoise a mis en garde lundi contre le risque d'un enlisement des négociations sur le cycle de Doha. « Les discussions sur l'agriculture et les tarifs ad valorem n'ont pas abouti. Sur l'accès aux marchés des produits industriels, et sur les questions relatives aux règles, on constate un danger d'enlisement », a reconnu lundi devant la presse le Président du Conseil Nicolas Schmit, en précisant que lors du dîner informel des ministres du Commerce, dimanche au Luxembourg (au cours duquel a été évoquée l'affaire des textiles chinois: voir EUROPE n° 8935), les Vingt-cinq ont transmis un « message très clair » (…): « l'UE doit jouer un rôle primordial dans la relance des négociations du cycle de Doha ». Selon lui, « il y a plusieurs possibilités d'activer cette relance »: - une réunion ministérielle en marge du Conseil de l'OCDE, la semaine prochaine à Paris ; - la réunion des principaux pays de l'OMC déjà prévue en Chine en juillet. « Il faut voir comment l'UE peut défendre ses propres intérêts dans un paquet d'ensemble, équilibré sur les volets agriculture, tarifs industriels, services, règles et propriété intellectuelle », a souligné M. Schmit, en ajoutant: « L'UE veut se faire le promoteur des intérêts des pays en voie de développement les plus vulnérables. (…) Il y a un large accord au sein de l'UE de créer une nouvelle dynamique dans la négociation de Doha, il y aussi un accord pour trouver des alliances, d'abord avec les Américains, pour que cette relance devienne plus concrète et permette d'arriver à un accord équilibré (…) qui devra prendre forme avant la réunion de décembre à Hong-Kong ».