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Bulletin Quotidien Europe N° 8936
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M. Juncker et de nombreux parlementaires fustigent la position des six

Bruxelles, 26/04/2005 (Agence Europe) - Plusieurs députés européens ont décelé mardi chez Jean-Claude Juncker une certaine frustration après l'examen, la veille par le Conseil Affaires générales, du compromis de la Présidence luxembourgeoise sur les perspectives financières 2007-2013 (EUROPE n° 8935). En présentant, de façon très brève, le résultat de cette discussion, le Président du Conseil européen a lui-même rappelé que « toutes les délégations, ou presque, ont refusé les premières esquisses de la présidence, restant sur les positions qui furent les leurs ». Devant la commission temporaire du Parlement européen sur « les défis politiques et les moyens budgétaires de l'UE élargie 2007-2013 », M. Juncker a donc insisté pour que les choses bougent dans le camp des Etats de la rigueur. « Ceux qui s'adonnent à l'illusion que le Conseil se mettra d'accord sur les montants proposés par la Commission se trompent lourdement, et si ceux qui souhaitent limiter le budget à 1% sont incapables d'évoluer vers d'autres positions, l'échec est évident », a lancé le Premier ministre luxembourgeois, qui avertit: « Toutes les positions ne pourront se refléter dans l'accord final ». M. Juncker a dit attendre de vivre, en juin, un Conseil européen, avec « de belles expériences nocturnes ». Lors du conclave du 22 mai, les ministres des Affaires étrangères, « esseulés et non accompagnés », devront débattre de « toutes les questions » afin de débloquer les choses, aussi bien sur le cadre financier 2007-2013 que sur les ressources propres, a-t-il affirmé.

M. Juncker s'est déclaré « assez tenté » par la proposition d'Alain Lamassoure (PPE-DE, français) de convoquer, en cas d'échec des négociations, une Conférence interparlementaire sur les finances de l'UE. Cette conférence réfléchirait aux volets dépenses et ressources, car il faut « suffisamment d'argent pour faire l'Europe que nous voulons ». C'est bien au niveau des actes que le Conseil doit se montrer « conséquent », a insisté M. Juncker, en rappelant qu'on ne peut pas « renier toutes les décisions prises auparavant », et que « qui dit A doit être d'accord pour dire B ». Le manque de rationalité du Conseil a été dénoncé par la socialiste française Catherine Guy-Quint, qui appelle les Etats membres à s'interroger sur la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne. « Avec 1% toutes les ambitions seront vaines », a aussi jugé la Danoise Anne Elisabeth Jensen (ADLE), tandis que pour Kathalijne Buitenweg (Verts-ALE, néerlandaise), il faudrait aussi « une bonne discussion » sur les ressources propres. Autre son de cloche chez le social-démocrate allemand Ralf Walter, qui s'est plaint de la répartition « déséquilibrée » des charges entre les Etats riches, et chez l'Autrichien non inscrit Hans-Peter Martin, qui s'est demandé si « un plan B » était prévu en cas d'échec. Avant d'en arriver là, M. Juncker a soutenu la proposition du rapporteur, Reimer Böge (PPE-DE, allemand), qui propose d'organiser un trilogue entre les trois institutions (Conseil-Commission-Parlement), après le vote du Parlement en plénière début juin et avant le Conseil européen des 16 et 17 juin. Il faudra bien choisir la date, a souligné M. Juncker, qui a indiqué qu'à cette période il recevrait « quatre premiers ministres par jour », en commençant par le chancelier Schröder. Parmi ses visiteurs, Tony Blair reste opposé à la suppression du rabais britannique, dont M. Juncker ne prévoit pas la disparition « du jour au lendemain ». Le chèque britannique est le résultat d'un « problème qui était réel », mais il faut savoir si les « conditions qui ont mené à son introduction sont valables aujourd'hui », a conclu M. Juncker.

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