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Bulletin Quotidien Europe N° 8845
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/budget

La Commission confirme ses ambitions pour les perspectives financières 2007-2013: pas de gel des dépenses et un accord d'ici juin 2005

Bruxelles, 09/12/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé ses ambitions dans la négociation qui s'annonce très difficile sur les prochaines perspectives financières 2007-2013. Après un débat qu'elle a eu jeudi dans la perspective du Conseil européen des 16 et 17 décembre, la Commission de José Manuel Barroso a réitéré son refus d'un gel des dépenses du budget européen à 1% du revenu national brut (RNB) de l'UE, une demande pourtant ferme des six « radins de l'Europe » (Allemagne, Autriche, France, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède). En outre, la Commission a officiellement fait savoir qu'elle espérait vivement qu'un accord politique soit conclu sous présidence luxembourgeoise d'ici juin 2005.

Malgré des rumeurs de concessions possibles qui seraient offertes au front des six pays dits de la « rigueur », la Commission Barroso continue de déclarer publiquement qu'elle soutient les propositions présentées par l'ancienne équipe de Romano Prodi qui prévoient une augmentation des dépenses du budget communautaire 2007-2013 à 1,14% du RNB.

Selon un communiqué, le débat qui a eu lieu jeudi à la Commission a permis à M. Barroso de tirer les conclusions suivantes: - « il est impossible d'avoir plus d'Europe avec moins d'argent » ; - « le projet politique sur lequel s'appuient les propositions (de la Commission) est fondamentalement sain et reflète un consensus très large (au sein du collège). Il se fonde sur un certain nombre de priorités bien établies et d'engagements déjà pris ». M. Barroso fait valoir notamment qu'il n'est « pas crédible », aux yeux de la Commission, « de penser que l'élargissement soit possible sans augmentation des dépenses de cohésion » pour donner un coup de fouet aux régions défavorisées de l'Union à 25. Il rappelle aussi que, comme l'affirme la stratégie de Lisbonne, les dépenses publiques dans certains domaines, comme la recherche et les réseaux, sont un facteur clé pour la croissance.

Le président de la Commission reconnaît que le budget de l'UE doit en offrir pour son argent au contribuable. Le budget « ne devrait être utilisé que lorsqu'il peut apporter des résultats qui ne pourraient pas être atteints au niveau national », souligne-t-il, avant de mettre en avant que la volonté de l'Union d'avoir plus de poids sur la scène internationale ne pourrait pas se concrétiser « sans une augmentation » des dépenses communautaires.

M. Barroso laisse entendre, à mots couverts, que la limitation des dépenses communautaires à 1% du RNB risquerait de remettre en cause l'accord sur le plafonnement des dépenses agricoles de marchés de 2007 à 2013. Or, selon lui, « nous ne pouvons pas décider soudain de jeter à la poubelle » cet accord, a-t-il mis en garde, en évoquant les décisions prises au Conseil européen d'octobre 2002.

De son côté, la Commissaire chargée de la politique régionale, Danuta Hübner, a estimé que les réductions des crédits qui seraient éventuellement décidées dans son domaine de compétence seraient « une fausse économie pour l'UE dans son ensemble, mais aussi pour les six pays qui cherchent à réduire les dépenses, parce que ce sont les programmes dont bénéficient leurs régions qui seraient les premiers à en souffrir ».

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