login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8845
Sommaire Publication complète Par article 12 / 42
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pe/parti democrate europeen

Congrès constitutif du nouveau parti, avec François Bayrou et Francesco Rutelli comme co-présidents, et Romano Prodi président d'honneur

Bruxelles, 09/12/2004 (Agence Europe) - François Bayrou, président de l'UDF (Union pour la démocratie française) et Francesco Rutelli, président de Democrazia e Libertà - La Margherita, ont salué jeudi devant la presse la création du Parti Démocrate Européen (PDE) dont le congrès constitutif venait de se dérouler à Bruxelles. MM. Bayrou et Rutelli en sont les co-présidents, Romano Prodi le président d'honneur. L'ancien président de la Commission européenne, souffrant, n'a pas pu participer au congrès, mais il nous a assuré au téléphone qu'il ne veut pas jouer un rôle seulement "formel", a indiqué Francesco Rutelli, en saluant la naissance d'un "jeune parti qui a beaucoup d'avenir". Le parti, dont les principales composantes sont l'UDF et la Margherita, et dont les élus européens siègent au groupe ALDE présidé par Graham Watson, est formé par ailleurs des partis suivants: Le mouvement des citoyens pour le changement (Belgique¸ président Gérard Deprez), Partido nacionalista vasco (Pays basque espagnol, président Josu Jon Imaz), Cesta zmeny (République tchèque, président Jiri Lobkowicz), Darbo Partija (Lituanie, président Viktoras Uspaskik) et Neoi Orizontes (Chypre, président Nicos Koutsou).

Notre composante du groupe ALDE au Parlement européen a "puissamment contribué à changer le paysage politique au Parlement et a eu un rôle clé dans l'affirmation démocratique de ce Parlement", a déclaré François Bayrou en faisant allusion à la position de pointe adoptée par les élus européens du PDE dans la contestation du choix de certains membres désignés de la Commission Barroso. Nous avons entraîné une modification de la position de notre groupe et du Parlement dans son ensemble, a noté Francesco Rutelli, en prévoyant que "ce groupe va croître". Interrogé sur la relation avec la composante libérale du groupe ALDE et avec son président Graham Watson, M. Bayrou à répondu: "je suis très intéressé à un dialogue avec les libéraux de progrès", je suis, "personnellement, pour la plus grande simplification possible du paysage politique européen", et nous-mêmes et les libéraux sommes "extrêmement complémentaires". (Le statut adopté par le PDE ne prévoit pas d'adhésion automatique de ses élus européens au groupe ALDE: NDLR). Sur un plan général, M. Bayrou a tenu à rappeler les raisons de la création du parti: une UE "orpheline" d'un projet politique avait besoin d'un parti dans la tradition qui avait permis aux démocrates-chrétiens et aux sociaux-démocrates de construire l'Europe ensemble, et il fallait réaffirmer la "validité du modèle fédéral" et "concilier initiative et solidarité", deux termes qui aujourd'hui apparaissent souvent contradictoires.

La Lituanie a été le premier pays de l'UE à ratifier la Constitution européenne, a constaté devant la presse M. Rutelli, qui a annoncé que le bureau du PDE sera à Bilbao le 1er février 2005 pour soutenir la campagne pour le "oui" au référendum espagnol du 20 février sur la Constitution européenne. Dans notre parti, nous sommes pour la Constitution, a-t-il ajouté, en rappelant: François Bayrou, d'ailleurs, avait présenté un projet de Constitution européenne dès la fin des années 90, alors que moi-même je proposai, il y a quinze ans, un référendum pour donner mandat au Parlement européen d'adopter une Constitution, comme l'avait voulu Altiero Spinelli.

M. Rutelli a annoncé deux autres initiatives du Parti: - une visite au Soudan, et en particulier au Darfour, le 8 janvier 2005; - un colloque avec le parti démocrate américain, les 24 et 25 février 2005 à Rome.

Interrogé sur l'adhésion de la Turquie à l'UE, François Bayrou a réitéré ses arguments bien connus contre l'adhésion (alors que Francesco Rutelli s'est limité à dire que le débat est ouvert et que la Commission Prodi avait adopté une position "responsable, qui a ouvert un chemin sur cette question"). Des problèmes comme Chypre, le génocide arménien, les droits des femmes "montrent la distance culturelle et démocratique" entre nous et la Turquie, a estimé M. Bayrou, pour qui, dans ces conditions, ouvrir des négociations avec Ankara "sans dire que l'issue pourra être un partenariat privilégié signifierait renoncer à l'idée d'une Europe politique avec une démocratie unitaire". M.Bayrou s'est dit profondément choqué d'entendre (dans une interview à plusieurs journaux) le Premier ministre Erdogan affirmer qu'il n'est pas question que la Turquie reconnaisse la république de Chypre. Je ne pose pas le problème de l'adhésion de la Turquie "sous l'angle religieux", et je serais, par exemple, favorable à ce que, "le moment venu", un pays musulman comme la Bosnie, qui est européenne, adhère à l'UE, a insisté M.Bayrou.

A propos de l'Ukraine, M. Bayrou (qui a salué le fait que "pour une fois, l'Europe se soit exprimée d'une seule voix" dans cette crise) a estimé que, si Kiev le souhaite et que si la démocratie se raffermit, "ce serait intéressant de réfléchir à la possibilité de proposer à l'Ukraine un partenariat privilégié".

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES