login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8754
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

Javier Solana défend l'UE face aux critiques d'Israël

Bruxelles 23/07/2004 (Agence Europe) - Le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana, a dû faire face jeudi aux critiques virulentes du Premier ministre et du chef de la diplomatie israéliens, Ariel Sharon et Sylvan Shalom, sur le soutien de l'UE à la résolution palestinienne, adoptée mardi par l'Assemblée générale des Nations unies (EUROPE du 23 juillet, p.9). Le vote unanime de l'UE en faveur de la résolution palestinienne a dominé la rencontre, prévue pourtant de longue date, au cours de laquelle MM. Sharon et Shalom ont remis en cause la capacité de l'UE à demeurer un acteur dans le processus de paix au Proche-Orient, à la suite de ce vote, tandis que M. Solana s'est évertué à défendre la position des Européens.

"La principale signification de cette décision (…) est d'accorder son feu vert au terrorisme palestinien", a déclaré M. Sharon selon un communiqué de ses services cité par Reuters.

"Israël a intérêt à associer la communauté internationale, et plus particulièrement l'Europe, dans le processus (de paix) avec les Palestiniens" mais "sans un changement radical de la position européenne, en particulier en ce qui concerne la défense israélienne (…) cela sera difficile à faire", a-t-il ajouté. "La barrière passe à travers les territoires occupés et, depuis le tout début, nous avons été contre ce fait", a rappelé M. Solana lors d'une conférence de presse donnée en présence de M. Shalom. "Tous les pays européens soutiennent le droit d'Israël à se défendre, mais vous vous devez de prendre en compte, avec vos besoins sécuritaires, les besoins humanitaires" des Palestiniens, a-t-il ajouté cité par l'AFP.

Javier Solana s'est également exprimé sur la crise que traverse actuellement l'Autorité palestinienne. Celle-ci est confrontée à des manifestations dénonçant la corruption ainsi qu'à la démission présentée par son Premier ministre, Ahmed Koreï, en dépit du refus du président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, de l'accepter. M. Solana, qui la veille de sa tournée au Proche-Orient avait plaidé pour que M. Koreï ait plus de pouvoirs, a fait comprendre que sa démission pourrait amener l'UE à revoir sa position par rapport à l'Autorité palestinienne et à son président. "Si cela (la démission de M. Koreï) se produit, nous devrons repenser beaucoup de choses", a-t-il déclaré cité par Reuters. Prié de dire s'il faisait allusion à M. Arafat, il a répondu " à cela et à beaucoup de choses".

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES