Bruxelles, 23/07/2004 (Agence Europe) - Avant d'achever sa visite de trois jours dans les Balkans, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Bernard Bot, a participé à l'inauguration du pont de la ville de Mostar en Bosnie-Herzégovine. Véritable trait d'union entre les communautés bosniaque musulmane et croate, la reconstruction du pont Stari Most, détruit en 1993, a été possible grâce au concours financier de certains Etats membres, dont les Pays-Bas. A l'occasion de sa réouverture officielle, M.Bot a réaffirmé que la perspective d'adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l'UE dépendra des efforts des Bosniaques et que "la pleine et entière collaboration avec le TPIY restera un critère essentiel aux yeux de l'UE". Avant de préciser que "lorsque nous parlons d'un avenir européen pour la Bosnie-Herzégovine et d'autres pays dans la région, nous imaginons une situation dans laquelle les Bosniaques, les Croates, les Serbes et les Albanais auront appris non seulement à être critiques envers les autres mais aussi envers eux-mêmes". Egalement présent à Mostar à l'occasion d'un voyage dans les Balkans, le Commissaire aux Relations extérieures, Chris Patten, a estimé qu'un "processus sain" a été engagé cette année, puisqu'un "certain nombre d'excuses ont été exprimées pour les crimes commis dans les Balkans". Il a ensuite souligné que "l'UE ne peut pas échapper à sa part de critiques. Nous aurions dû faire plus pour vous aider - plus et plus vite. Je regrette profondément que nous ne l'ayons pas fait".