Bruxelles, 17/05/2004 (Agence Europe) - La troisième rencontre entre Nicolas Sarkozy et Mario Monti, lundi matin, aura été fructueuse, laissant présager une décision favorable sur le dossier Alstom. Le Commissaire européen vient en effet d'annoncer qu'il était "très proche d'un accord portant sur les engagements des autorités françaises (...) qui devrait être finalisé avant la fin de cette semaine". Et d'ajouter: "Ceci devrait me permettre de proposer au collège une décision positive". Même optimisme du côté du ministre français des Finances, qui n'a pas caché sa satisfaction: "ce que vient de dire M.Monti reflète 3h30 de réunion, il nous reste à le remercier", a-t-il déclaré, en précisant qu'il restait encore à finaliser les bases de l'accord avant de le rendre public. Les deux hommes ont fait l'impasse sur les détails de cet accord, qui, semble-t-il, contient de solides engagements de la France à propos de la cession d'un ensemble d'activités du groupe. Selon l'AFP, M. Monti jugeait insuffisants les trois milliards d'euros de cessions d'actifs prévus par le plan de sauvetage de septembre dernier, et M.Sarkozy lui aurait soumis un projet de cessions supplémentaires équivalant à 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Quelle que soit la solution envisagée, tant la France que la Commission semblent avoir trouvé un compromis acceptable pour les deux camps. "A partir du moment où le Commissaire dit qu'il y a les bases d'un accord, cela veut dire qu'il y aurait, au conditionnel, satisfaction des deux côtés: la Commission, qui a fait son travail dans le respect de ses principes et la France qui a pris des engagements pour assurer la pérennité de ce grand groupe industriel qu'est Alstom", a ajouté M. Sarkozy.