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Bulletin Quotidien Europe N° 8694
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil developpement

Les ministres des 25 sont résolus à adopter un plan d'action pour la coordination et l'harmonisation de l'aide

Bruxelles, 27/04/2004 (Agence Europe) - Les ministres du Développement de l'UE réunis mardi à Luxembourg sous la présidence du ministre irlandais Tom Kitt, ont tous reconnu, lors de leur débat public sur le suivi des engagements de Monterrey concernant l'aide publique au développement, que beaucoup reste à faire pour améliorer la coordination des politiques de développement et les procédures - entre les Etats membres, ainsi qu' avec les autres donateurs internationaux - pour accroître l'efficacité de l'aide aux pays en développement. Ce faisant, ils se sont ralliés à la conclusion que tirait la Commission européenne dans son deuxième rapport annuel de suivi intitulé « Traduire le consensus de Monterrey dans la pratique » (voir EUROPE du 12 mars, p.6). La Commission est en effet convaincue que l'absence de progrès en la matière est la priorité à laquelle s'attaquer, puisque l'UE élargie est assurée de tenir sa promesse en termes d'augmentation du niveau moyen de son aide publique au développement à l'horizon 2006. Et ce d'autant que l'adoption de mesures concrètes de coordination et d'harmonisation de l'aide avant la fin 2004 figurait parmi les engagements souscrits par le sommet européen de Barcelone (en mars 2002, juste avant la Conférence de l'Onu sur le Financement du développement, à Monterrey, au Mexique).

Le Conseil a donc décidé de créer en son sein un groupe d'experts ad hoc chargés d'examiner en profondeur les recommandations de la Commission et de faire rapport à celle-ci sur le résultat de ses travaux au plus tard en novembre 2004, pour permettre l'adoption d'un plan d'action que l'UE soumettra au deuxième Forum de haut niveau sur l'harmonisation pour l'efficacité de l'aide, qui se tiendra à Paris en 2005. Dans les conclusions adoptées à ce sujet, le Conseil souligne que le groupe de travail devra en particulier examiner: - l'établissement d' un plan d'action pour la coordination des programmes et projets, et l'harmonisation des procédures dans les pays pilotes en vue d'étendre cette pratique à tout pays en développement dans lequel un ou plusieurs donateurs de l'UE mettent en œuvre un programme de coopération; - l'ouverture de toute initiative de donateurs internationaux impliquant un Etat membre à tous les partenaires de l'UE présents dans ce pays ; - la mise au point d'une stratégie et d'un calendrier pour appliquer des lignes directrices et thématiques décidées à l'échelle de l'UE et au niveau bilatéral, et les utiliser comme une plate-forme commune pour le dialogue avec les pays partenaires et la communauté des donateurs; - la mise au point d'une stratégie pour que l'UE mette en œuvre une programmation pluri-annuelle articulée autour du cadre politique et budgétaire national de chaque pays pilote; - l'élaboration d'un cadre commun pour la mise en œuvre des procédures d'aides.

Au cours du débat, le Portugal a été la seule délégation à avoir estimé que l'UE s'était montrée "trop optimiste" au sommet de Barcelone en s'engageant en faveur de mesures concrètes de coordination et d'harmonisation avant la fin de 2004. "Le Portugal souhaite mieux étudier ce qui a été fait au Mozambique. Il est peut-être prématuré d'étendre l'expérience pilote à d'autres pays", a estimé le représentant portugais, en plaidant pour l'échange d'informations.

Les ministres ont également été nombreux à plaider pour la poursuite et l'extension de l'initiative Banque mondiale/FMI en faveur de l'allégement de la dette des pays pauvres très endettés (initiative PPTE), au-delà de décembre 2004, date à laquelle elle arrive à échéance, alors que 11 pays n'ont pas pu en profiter car des raisons intérieures les ont empêché d'atteindre le seuil de déclenchement de l'éligibilité.

A l'ouverture du débat, le Commissaire Poul Nielson avait déclaré aux ministres que la création d'un groupe d'experts ad hoc en vue d'un plan d'action en novembre était "acceptable", à condition qu'elle ne constitue pas "une manoeuvre dilatoire" et que cette instance ait "un véritable mandat": "Une Union à 25 rend d'autant plus nécessaire un accord sur la façon dont nous procéderons". Sceptique quant à l'extension de l'initiative PPTE, le Commissaire avait estimé que "ce n'est pas à la Commission de s'occuper de cela". Sa suggestion d'aborder le problème de la dette par un débat informel au sein d'un groupe spécial, "pour une approche commune, eu égard aux attentes du FMI et de la Banque mondiale", mérite d'être retenue, a estimé le Président du Conseil.

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