Bruxelles, 30/03/2004 (Agence Europe) - Les 183 parties au Protocole de Montréal sur les substances qui appauvrissent la couche d'ozone sont parvenues, le 26 mars à Montréal, à un compromis sur le calendrier d'élimination du bromure de méthyle - un pesticide aux effets particulièrement dévastateurs pour l'ozone stratosphérique. Ce compromis prévoit une interdiction de production et de consommation du bromure de méthyle dans tous les pays industrialisés à partir du 1er janvier 2005, mais accorde une dérogation d'un an à douze pays (dont Australie, Canada, Etats-Unis, Japon, Belgique, France, Grèce, Italie) qui, en l'absence de solution alternative techniquement ou économiquement viable, seront donc autorisés à poursuivre l'épandage de ce produit pendant toute l'année 2005, mais en quantités limitées.
La Commission européenne se réjouit de ce résultat, car il a permis de sortir de l'impasse les négociations qui avaient échoué en novembre dernier à Nairobi. Au cours d'un entretien avec la presse, Margot Wallström, Commissaire à l'Environnement, a déclaré lundi: « Je suis très contente des résultats de ces négociations. Les Américains voulaient une exemption pluriannuelle. Ils n'ont eu aucun soutien. Les exemptions sont accordées pour 2005 uniquement, et les niveaux autorisés de consommation ne devront pas excéder 30% du niveau de 1991, année de référence. Les Américains ont accepté un deal bilatéral avec l'UE. Nous avons atteint notre principal objectif ».
Le bromure de méthyle est principalement utilisé en agriculture pour protéger les plants de fraises et de tomates contre les insectes.