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Bulletin Quotidien Europe N° 8641
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/otan

Joschka Fischer propose une initiative transatlantique pour le Moyen-Orient - Peter Struck attend du Sommet de l'OTAN à Istanbul une initiative analogue au rapport Harmel de 1967

Bruxelles, 09/02/2004 (Agence Europe) - Le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a avoué samedi, pendant la Conférence de Munich pour la politique de sécurité, son "profond scepticisme" face à la possibilité d'un engagement de l'OTAN en Irak - tout en précisant que l'Allemagne ne bloquerait pas une décision dans ce sens (même si elle n'enverrait pas de troupes en Irak). M.Fischer a insisté à cette occasion sur la nécessité de surmonter par une coopération concrète et resserrée les divergences creusées par la crise en Irak au sein de l'Alliance atlantique, et a proposé une "initiative transatlantique pour le Proche et Moyen-Orient". Comme premier pas, l'OTAN et l'Union européenne devraient, selon lui, lancer un "processus méditerranéen" couvrant toute la gamme des relations avec les pays de la région (en matière de sécurité, économie, culture, droit, société civile...). Ainsi, l'Alliance atlantique devrait renforcer son "Dialogue méditerranéen " avec sept pays -Egypte, Jordanie, Israël, Algérie, Tunisie, Maroc et Mauritanie -alors que l'UE poursuivrait le processus euroméditerranéen de Barcelone. Le roi de Jordanie Abdallah II, lors de la conférence de Munich, a souligné lui aussi que la clé d'une véritable détente et stabilisation dans la région est un règlement israélo-palestinien, mais le seul soutien explicite aux idées de Joschka Fischer est venu du Secrétaire britannique à la Défense Geoff Hoon.

Dans une interview au Figaro fin janvier, le SACEUR, général James L.Jones, avait constaté que, les défis de sécurité s'étant déplacés vers le Moyen-Orient, l'OTAN devait "s'adapter à cette nouvelle donne". Le renforcement du Dialogue méditerranéen de l'Alliance atlantique, notamment pour mieux lutter contre le terrorisme, sera l'un des grands thèmes du Sommet de l'OTAN, en juin prochain à Istanbul (voir notre publication « Nouvelles Atlantiques » du 23 janvier dernier).

A Munich, le ministre allemand de la Défense Peter Struck a dit attendre autre chose du Sommet d'Istanbul: la décision de travailler sur un rapport précisant le rôle de l'OTAN à l'avenir, un peu comme l'avait fait le Rapport Harmel en 1967 (l'alors ministre belge des Affaires étrangères avait, dans son rapport, défini le nouvel équilibre à établir entre tâches militaires et politiques de l'Alliance dans l'ère nucléaire). Selon M.Struck, ce rapport devrait être préparé par des experts européens et américains triés sur le volet.

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