03/02/2004 (Agence Europe) - Intervenant à un colloque du CNEL, le 2 février à Rome, le Commissaire Mario Monti s'en est vivement pris aux attaques du gouvernement italien contre l'euro. Sans citer ni Berlusconi, ni Tremonti, ni Bossi, il s'est exclamé: "Cessez de spéculer sur l'euro. Ce n'est pas admissible qu'il y ait des positions hétérogènes sur la monnaie unique, exprimées souvent de manière pittoresque au sein du gouvernement, et souvent par la même personnalité (…). C'est vrai que les marchés ont pu spéculer, mais la spéculation politique est beaucoup plus grave, elle déroute les citoyens et n'aide pas notre pays à gagner un rôle de leader dans la construction européenne". Et il a renchéri: "je considère que c'est une blague que de dire que l'euro est un facteur inflationniste", car en Italie il a "extirpé des mécanismes inflationnistes comme la création de monnaie et la dynamique du déficit public (…), et des taux d'inflation très, très élevés".