Bruxelles, 07/10/2003 (Agence Europe) - Lors de son intervention, jeudi dernier, devant la commission des Affaires sociales et de l'Emploi du Parlement européen, qui discutait comme chaque année de la mise en place de l'agenda sur la politique sociale européenne, la Commissaire Anna Diamantopoulou a annoncé "un automne chaud en matière sociale". Ainsi, la Commissaire fera une proposition vers le mois de novembre sur la question de la protection des données des travailleurs, un sujet sur lequel le comité de l'article 29 (marché intérieur) et les partenaires sociaux européens ont émis un avis positif, a indiqué Antonia Mochan, la porte-parole de la Commissaire. Fin novembre, Mme Diamantopoulou lancera une communication qui prendra en compte la situation des Etats membres en matière d'aménagement du temps de travail. "Nous avons progressé dans le secteur de la santé et de la sécurité sur le lieu du travail", a estimé Anna Diamantopoulou en précisant qu'une stratégie a été fixée et qu'elle espère un accord du Conseil Social le 20 octobre prochain à Luxembourg sur l'exposition des travailleurs aux ondes et champs électromagnétiques. Les travaux sur la modernisation du règlement relatif à la coordination des systèmes de sécurité sociale devraient être achevés dans les délais fixés par le Conseil, c'est-à-dire avant la fin de l'année, a poursuivi Anna Diamantopoulou. A propos de l'élargissement de l'UE, Mme Diamantopoulou a insisté sur l'importance de la transposition de l'acquis communautaire dans la législation des futurs nouveaux Etats membres. "Nous travaillons très étroitement avec ces pays mais je ne suis pas très optimiste quant à d'éventuels progrès avant mai 2004 dans ce domaine", a-t-elle précisé.
Enfin, la Commissaire a confirmé qu'elle allait proposer une directive visant à lutter contre les discriminations à l'encontre des femmes en dehors du lieu de travail mais, a-t-elle précisé, cette proposition sera limitée à l'accès aux biens et aux services et prendra en compte les besoins des entreprises tout en assurant que l'égalité de traitement entre hommes et femmes est respectée. La porte-parole de la Commissaire a ajouté qu'en ce qui concerne la discrimination sexuelle dans les médias, "il n'existe pas de base légale", ajoutant que "Anna Diamantopoulou déplore cette forme de discrimination et est ravie d'avoir suscité un débat sur ce dossier sensible" (voir audition publique au PE, EUROPE du 13 septembre, pp. 13/14).