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Bulletin Quotidien Europe N° 8558
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/cig/pologne

Le président Prodi conforte Varsovie et Madrid en excluant tout lien entre la CIG et les prochaines perspectives financières

Bruxelles, 07/10/2003 (Agence Europe) - Le président de la Commission, Romano Prodi, a réfuté les affirmations faites, samedi à Rome (lors de l'ouverture de la CIG), par le chancelier allemand Gerhard Schröder et le président français Jacques Chirac selon lesquels l'aboutissement de la Conférence intergouvernementale serait "évidemment" liée aux futures négociations sur les prochaines perspectives financières de l'UE. L'Allemagne et la France avaient ainsi voulu mettre en garde l'Espagne et la Pologne (deux des principaux bénéficiaires nets) contre le risque qu'ils couraient s'ils devaient continuer à s'opposer aux nouvelles règles de décision pour le Conseil proposées dans le projet de traité; Madrid et Varsovie n'ont pas tardé à qualifier cette approche de "chantage". "Il n'y a pas de chantage. Nous sommes tous des gentlemen. Il n'y a pas de lien entre ces deux questions", a déclaré M.Prodi lundi soir à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre polonais Leszek Miller. "Je ne veux pas entendre le mot chantage". Les décisions sur la prochaine programmation budgétaire pour les années 2007-2013 "seront prises de façon totalement indépendante" de la CIG, d'autant plus que leurs calendriers ne coïncident pas, a poursuivi M.Prodi. La Présidence italienne de l'UE espère terminer les travaux de la CIG d'ici la fin de l'année, alors que les négociations sur les futures perspectives financières débuteront seulement l'année prochaine. Le Premier ministre Miller s'est félicité de l'appui apporté par M.Prodi. "De telles spéculations anticipées [faites par l'Allemagne et la France] constituent une offense à la dignité de l'Union européenne dans son ensemble", a-t-il dit. Il a aussi souligné que son pays entendait maintenir ses positions sur la future Constitution européenne, soulignant que la CIG ne serait pas "un théâtre" mais donnerait lieu à de "véritables négociations". "Nous nous en tenons à notre position exposée clairement à Rome. Il y a de nombreux points pour la négociation. Et nous participerons de façon active au débat sur tous les points", a affirmé M.Miller. Quelques heures auparavant, lors d'une visite à Luxembourg (où il s'est entretenu avec le Premier ministre Jean-Claude Juncker), M.Miller avait réitéré que la Pologne se battra pour le maintien du principe de pondération des voix inscrit dans le Traité de Nice, pour le principe "un pays, un Commissaire", pour la création d'une "présidence en groupe" exercée par plusieurs pays pour les formations techniques du Conseil, ainsi que pour l'inclusion d'une référence aux traditions chrétiennes dans le préambule du futur traité constitutionnel.

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