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Bulletin Quotidien Europe N° 8475
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/g8

Le Sommet d'Evian s'achève sur un message de confiance à l'opinion

Bruxelles, 03/06/2003 (Agence Europe) - C'est sur une déclaration finale exprimant la confiance des grandes puissances dans l'économie mondiale et passant en revue des grands problèmes internationaux que s'est achevé mardi, dans la matinée, le Sommet du G8 qui se tenait cette année à Evian à l'invitation du Président français Jacques Chirac.

Dans leur déclaration, les "Huit" (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie) se disent "confiants dans le potentiel de croissance de leurs économie". Mais il est à souligner que le communiqué final ne mentionne pas les taux de change, une question qui préoccupe au plus haut point les Européens, dont certains suspectent les Etats-Unis de laisser filer leur monnaie (voir aussi EUROPE du 31 mai, p. 13). Au cours du Sommet, le président américain George W. Bush a toutefois indiqué à ses interlocuteurs que les Etats-Unis veulent un dollar fort, imputant sa dépréciation face à l'euro aux taux d'intérêt élevés de l'UE et non à quelque politique délibérée de Washington.

Selon le Président en exercice du Conseil européen Costas Simitis, qui représentait l'UE aux côtés du président de la Commission Romano Prodi, les participants au Sommet sont par ailleurs convenus que la reprise de la croissance passe par un nécessaire renforcement de la coordination et de la coopération de leurs politiques en raison de "l'interdépendance des affaires financières" (le Premier ministre grec se référait à l'impact des faillites et scandales aux Etats-Unis sur les bourses européennes). M. Simitis a souligné, lors d'une conférence de presse résumant les travaux de la réunion, la nécessité pour l'UE et le Japon "d'un développement parallèle à celui des Etats-Unis" et "l'importance d'une surveillance équilibrée des marchés et des entreprises, de la transparence et de la qualité (...)et de la responsabilité sociale des entreprises, afin de mettre fin à la corruption mais aussi en vue de rassurer les marchés et de sauvegarder la protection des droits des consommateurs". M Simitis a également mis l'accent sur l'évolution positive que constitue la baisse de la dépendance de l'économie mondiale par rapport à l'Organisation des pays producteurs de pétrole. Notant enfin que M. Bush avait exprimé l'attachement de son pays au principe "dollar, monnaie forte", il a relevé que les dirigeants européens présents au Sommet avaient observé que le Pacte de stabilité et de croissance devait bénéficier d'une certaine "flexibilité" et qu'en période de crise des fonds devaient pouvoir être libérés pour financer des infrastructures susceptibles de relancer la croissance.

Les "Huit" ont par ailleurs confirmé leur engagement de "réaliser les objectifs et de respecter le calendrier général fixés dans le cadre du programme de Doha pour le développement". S'exprimant la veille à propos de la mondialisation, Romano Prodi avait fait valoir quant à lui "qu'il est nécessaire que d'autres forces entrent en jeu, en plus des USA, de l'UE et du Japon. Il faut que la Chine et l'Inde y prennent part afin que les relations commerciales internationales puissent s'équilibrer".

Sur le développement, autre grand point de l'ordre du jour du Sommet, qui a décidé de porter une attention renouvelée au développement de l'Afrique, le président de la Commission avait rappelé que "l'engagement des pays développés de consacrer 0,7 % de leur PIB à l'assistance aux pays en développement restait l'objectif principal", M. Simitis ajoutant que "nous devons tous contribuer à limiter les différences entre pays développés et sous-développés".

Enfin, sur les questions internationales, les "Huit" se sont engagés, dans leur déclaration finale, en faveur d'un Irak "pleinement souverain, stable et démocratique", indiquant "qu'il faut maintenant bâtir la paix et reconstruire" le pays. Sur le Proche-Orient, M. Simitis a noté que les participants au Sommet avaient exprimé la conviction que la question palestinienne ne pourrait être résolue qu'avec "l'appui de tous" et qu'elle devait l'être afin d'empêcher la création de nouvelles organisations terroristes. Il a précisé que les "Huit" étaient convenus qu'il faudra "s'en tenir strictement au calendrier et au plan qui sera réalisé, sans changements ultérieurs des conditions". S'agissant de la Corée du Nord, M. Simitis s'est référé à la remarque du Premier ministre japonais sur "la nécessité de résolution pacifique du problème", alors que, à propos de l'Iran, il a souligné l'inquiétude du président russe Vladimir Poutine quant à "la production de matière première nucléaire" en provenance de Téhéran.

Pour le reste, la déclaration finale du Sommet d'Evian confirme les orientations dégagées dimanche et lundi concernant la nécessité d'adopter des mesures supplémentaires contre le terrorisme - la création d'un "Groupe d'action contre le terrorisme" pour intensifier les efforts des pays tiers et des organisations a notamment été décidée - et contre la prolifération des armes de destruction massive.

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