Strasbourg, 03/06/2003 (Agence Europe) - En adoptant mardi le rapport du Suédois Herman Schmid (GUE/NGL) sur la proposition de décision relative à des lignes directrices pour les politiques de l'emploi des Etats membres, le Parlement a réclamé des conditions d'accès plus favorables pour différentes catégories de personnes actuellement « sous employées » comme les femmes, les personnes âgées ou handicapées. Afin d'obtenir le vote positif du groupe socialiste sur le rapport, le Parlement a adopté un amendement déposé par ce groupe, demandant la réduction des charges fiscales des citoyens et des entreprises au sein des Etats membres. Il a également approuvé un amendement souhaitant une réduction «significative » (au lieu de « réduction de moitié ») des écarts en terme de chômage entre les personnes valides et les personnes handicapées et/ou défavorisées dans chaque Etat membre. Ce dossier, qui aurait dû être à l'agenda de la session plénière précédente du Parlement, était examiné mardi par le Conseil Social (voir autre nouvelle).
Le Parlement insiste pour que soit assurée une égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans le monde du travail, notamment pour la rémunération et la représentation. A cette fin, il encourage des actions et des investissements pour offrir des services d'assistance pour les enfants ou faire la promotion de programmes de réinsertion après un congé de maternité. Le Parlement insiste aussi sur l'augmentation de la participation au marché du travail des catégories « sous employées »: non seulement les femmes, mais aussi les handicapés, les immigrants et les personnes âgées. Le Parlement insiste aussi sur l'importance de favoriser les petites et moyennes entreprises et d'adopter des stratégies de développement locales et régionales. En outre, il demande: - que les Etats membres arrêtent des objectifs nationaux quantifiables en matière de plein emploi qui devront se matérialiser dans le premier plan national pour l'emploi ; - une réduction considérable du chômage d'ici 2010 ; - le renforcement de la cohésion sociale ; - la mise en place de programmes de formation et de modernisation dans les entreprises ; - la réduction de moitié de la part des travailleurs pauvres au sein de l'UE d'ici 2010, et la réduction des disparités régionales en matière d'emploi de 10% par an jusqu'en 2010. Le Parlement plaide afin que les partenaires sociaux soient impliqués dans la stratégie européenne pour l'emploi via la création de comités spécifiques.