03/06/2003 (Agence Europe) - Il est clair que le présidium "est déjà devenu victime de la CIG", et qu'il doit être « sauvé par la Convention (…) et en particulier par une puissante interaction » des familles politiques, affirme le chef de la composante libérale à la Convention européenne Andrew Duff. Et il renchérit: "Ceux qui, comme Monsieur Blair, rejettent l'extension du vote à la majorité qualifiée condamnent la future Union à la paralysie. Cela n'a pas de sens que de prétendre que la Convention ne devrait pas modifier l'équilibre de pouvoir entre les institutions alors que ses propres propositions sur un super-président du Conseil européen démoliraient la méthode communautaire". Quant à la lettre des neuf conventionnels qui disent maintenant vouloir maintenir les règles de Nice sur les institutions, le député européen constate qu'elle a été signée pour des "raisons différentes et contradictoires". Et il annonce que lui-même et "beaucoup d'autres membres de la Convention" insisteront pour inclure dans le paquet final une "présidence intégrée, à long terme, de toutes les fonctions exécutives de l'Union". Selon lui, ceci pourrait servir de catalyseur pour un accord final.