Bruxelles, 22/01/2003 (Agence Europe) - La réunion informelle des ministres des Affaires sociales et de l'Emploi de l'UE se tient le 24 janvier à Nauplie, sous la présidence du ministre grec du travail et des Affaires sociales Dimitris Reppas et avec la participation de la Commissaire aux Affaires sociales Anna Diamantopoulou. Les ministres discuteront, sur base d'un document de la Présidence, de la révision de la stratégie européenne de l'emploi et de la protection sociale (voir EUROPE du 11 janvier, p.8). Ce Conseil informel sera précédé, le 23 janvier, par une rencontre entre la Troïka sociale (les ministres des Affaires sociales grec, italien et irlandais), le président de la commission sociale du PE Theodorus Bouwman, des partenaires sociaux européens, représentés notamment par le président de la commission des affaires sociales de l'Unice (patronat européen) Wifried Beirnaert et la directrice de cette commission Thérèse de Liedekerke, et par le Secrétaire général de la CES (syndicats européens) Emilio Gabaglio, ainsi que par des représentants d'ONG, telles que le Forum européen des Handicapés, et du Conseil. L'Année européenne des handicapés sera lancée, dans la foulée de ce Conseil, le 26 janvier à Athènes en présence de Mme Diamantopoulou. M. Dimitris Reppas a dit à la commission sociale du PE le 21 janvier que « le grand défi de la Présidence était d'instaurer le mainstreaming pour les personnes souffrant de handicap ».
Quant à la nouvelle stratégie européenne de l'emploi, Anna Diamantopoulou lancera à Nauplie le message suivant: "il faut une approche basée sur des résultats, mais les objectifs chiffrés précis ne seront fixés qu'au moment où la Commission présentera sa proposition sur les lignes directrices pour l'emploi, en avril prochain. La Commission ne proposera pas d'objectifs chiffrés à Nauplie car nous ne voulons pas effrayer les Etats membres avec des discours abstraits sur des objectifs chiffrés ou non". Toutefois, elle anticipe un « accueil plutôt positif pour la proposition de la Commission présentée à Strasbourg le 14 janvier ». Sur le dossier "protection sociale", Mme Diamantopoulou soulignera que les Etats membres sont responsables de son application sur le terrain. Selon elle, une « window of opportunity » s'offre à l'UE de réformer les systèmes de protection sociale avant que ne s'empirent des problèmes inhérents au financement, à la qualité et à l'accès à ces services.
La rencontre avec la "Troïka sociale" du 23 janvier permettra de discuter de l'institutionnalisation du Sommet social tripartite et de la suppression du Comité permanent pour l'emploi. "Une décision d'institutionnaliser ce Sommet devra être prise idéalement le 20 mars, veille du Sommet de printemps. Le Premier ministre grec accorde une énorme importance à ce Sommet social tripartite », a dit mardi au PE M. Reppas. Le Conseil européen a déjà apporté son soutien politique à cette idée à Laeken, puis à Barcelone. Seule l'Italie n'est pas favorable à une telle institutionnalisation, parce qu'elle dispose de méthodes de concertation très spécifiques (elle l'a indiqué lors du Conseil Social du 3 décembre dernier). Pour tenter de convaincre l'Italie, Anna Diamantopoulou rencontrera bilatéralement à Nauplie le ministre italien M. Maroni.
Les autres sujets à l'ordre du jour sont: - contributions à la stratégie européenne de l'emploi des partenaires sociaux et des ONG; - protection sociale et politiques de cohésion sociale; - Convention européenne; - Année européenne des handicapés; - révision à mi-parcours de l'agenda sur la politique sociale. Une conférence sera organisée les 19 et 20 mars à Bruxelles, à l'initiative de Mme Diamantopoulou, sur la deuxième phase de l'agenda sur la politique sociale. Cette révision à mi-parcours sera finalisée dans une communication que la Commission présentera en mai 2003 et qui proposera des mesures à appliquer jusqu'à fin 2005.