Paris, 17/01/2003 (Agence Europe) - Plus de 1000 étudiants de Sciences Po et de 20 universités européennes sont réunis du 15 au 18 janvier à l'Institut d'Etudes politiques à Paris, pour les premières Assises de la Convention des Etudiants européens, qui doit adopter à l'issue de ses travaux un "projet pour l'avenir de l'Europe". Les deuxièmes Assises sont prévues à Rome l'été prochain.
A l'ouverture des travaux, Valéry Giscard d'Estaing a estimé, selon un communiqué de Sciences Po, qu'un président du Conseil européen élu par ses pairs permettrait de donner "un visage à l'Europe, un visage identifiant". "Ce serait une amélioration", a-t-il dit en répondant à une question, et en notant les inconvénients de la présidence semestrielle tournante. En outre, selon lui, la coexistence d'un tel président élu avec le président de la Commission ne poserait pas de problèmes, car le premier exercerait une fonction générale d'animation et le deuxième une fonction de définition de l'intérêt commun et de sa mise en oeuvre. Ils n'auraient "aucune raison de se battre", a donc estimé VGE selon le même communiqué, qui précise que le président de la Convention s'est aussi prononcé contre une "politisation de la Commission".
Les étudiants ont entendu, outre le président de la Convention européenne, le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, les ministres des Affaires étrangères français et espagnol Dominique de Villepin et Ana Palacio¸ la ministre polonaise des Affaires européennes Danuta Hübner, le Secrétaire d'Etat hongrois aux Affaires européennes Peter Balasz et le Commissaire européen Michel Barnier.