Bruxelles, 17/01/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne vient d'approuver le programme indicatif qui encadrera la coopération avec le Bangladesh au cours de la période 2003-2005. Ce pays bénéficiera d'une enveloppe financière de 411,5 millions d'euros qui financeront des projets dans les quatre domaines identifiés comme prioritaires, avec l'accord des récipiendaires de l'aide.
Voici la répartition indicative de ces fonds: 1) Soins de santé primaires: 120 millions d'euros pour: - la lutte contre le HIV/sida, l'extension de la couverture géographique des soins prodigués, au-delà des zones rurales, - la fourniture d'eau potable afin d'éviter la contamination de la population par l'arsenic présent dans la nappe phréatique ; - les questions nutritionnelles ; - l'amélioration de l'efficacité du secteur public par des réformes structurelles, par la réforme de la politique des médicaments, la réglementation et la bonne gouvernance. 2) Education: 135 millions d'euros pour soutenir le programme d'éducation primaire et les ONG actives dans le secteur de l'éducation, et pour encourager l'accès à l'éducation des enfants handicapés ; 3) Sécurité alimentaire: 95 millions d'euros pour améliorer la situation des populations pauvres (en particulier les femmes) et les pratiques nutritionnelles ; 4) Commerce: 23 millions d'euros pour renforcer les capacités du gouvernement dans les négociations commerciales à l'OMC (agenda de Doha), et pour soutenir les secteurs de l'économie orientés vers l'exportation.
En dehors de ces secteurs prioritaires, 7, 5 millions d'euros seront affectés à des mesures de soutien de la paix, au financement de petits projets dans les communautés locales, ainsi qu'à un plan d'action à long terme dans le domaine de l'eau et des ressources naturelles, et 31,5 millions d'euros seront destinés à renforcer la démocratie (amélioration des procédures électorales, promotion du fonctionnement démocratique du système parlementaire, soutien aux activités gouvernementales visant à améliorer les droits humains et l'accès à la justice des plus démunis (31,5 millions d'euros).