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Bulletin Quotidien Europe N° 8351
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Les candidats soulignent l'importance du rôle du Médiateur européen et saluent le travail accompli par M. Söderman

Bruxelles, 29/11/2002 (Agence Europe) - Lors des auditions devant la commission des pétitions du Parlement européen, les sept candidats au poste de Médiateur européen ont tous insisté sur l'importance, pour la démocratie européenne, de la fonction à laquelle ils aspirent. L'ancien vice-président du PE, Giorgios Anastassopoulos s'est distingué par ses critiques réitérées à l'égard du médiateur sortant auquel il reproche notamment de n'avoir pas donné suffisamment de visibilité à l'institution.

Le médiateur belge flamand, Herman Wuyts, a insisté sur la nécessité d'une grande transparence et de relations de confiance entre le médiateur et les représentants des autres institutions. Tout en soulignant que le médiateur doit disposer d'une certaine autonomie, il a expliqué que ce ne sont pas les rapports de force qui comptent, mais l'intérêt bien compris du citoyen européen.

Le conservateur britannique Roy Perry a fait état de son expérience au sein de la commission des pétitions du PE et il a loué les rapports de M. Söderman sur l'accès du public aux documents et sur la non-discrimination en matière d'emploi. Il a déploré que les institutions n'aient toujours pas accepté de conférer un caractère contraignant aux codes de bonnes pratiques administratives qu'ils ont adoptés sur recommandation du médiateur sortant, mais en édulcorant le plus souvent ses propositions initiales. Il a aussi regretté que la Commission européenne ait trop souvent rejeté les conclusions du Médiateur. Pour mieux faire connaître le Médiateur européen, il a proposé que tous les députés deviennent, à un moment donné au cours de leur mandat, membres de la commission des pétitions.

Le médiateur belge francophone, Pierre-Yves Monette a estimé que le médiateur doit contribuer à renforcer les droits fondamentaux, la bonne administration, la transparence administrative et la bonne gouvernance. Faisant état, comme ses concurrents, de ses capacités personnelles de juriste, il a indiqué qu'il est polyglotte, avant de souligner que ce qui compte avant tout, c'est d'être à l'écoute des citoyens. Interrogé sur une éventuelle participation à la résolution du problème chypriote, il a répondu qu'il s'agissait là d'un dossier politique et que le médiateur n'est pas un homme politique et ne doit pas faire de politique du tout.

L'Espagnol Xavier Markiegi a fait état de son expérience comme médiateur au Pays basque et il a rappelé que sa candidature a obtenu le soutien de toutes les forces politiques en Espagne. Il n'est pas un homme politique et ne se veut membre que d'un seul parti, celui des victimes. Sa formation théologique et philosophique fait de lui d'abord un humaniste plus apte que d'autres à trouver, à l'amiable, des solutions de compromis. Il a cependant reconnu ne pas être polyglotte.

Outre sa longue expérience de médiateur en Campanie, l'Italien Giuseppe Fortunato a aussi été président des médiateurs régionaux dans son pays, qui ne dispose pas d'un médiateur à l'échelon national. Tout en reconnaissant la nécessité de donner de la publicité à l'action du médiateur, il a estimé que la meilleure publicité est celle qui résulte de la résolution des conflits. Il ne faut pas construire une nouvelle bureaucratie mais créer un lieu d'accueil pour le citoyen, a-t-il estimé avant d'insister sur le développement du travail en réseau avec les autres médiateurs.

Nikiforos Dimandouros, qui occupe le poste de médiateur en Grèce depuis sa création en 1998 et qui a été donné comme l'un des principaux favoris, a indiqué qu'il a dirigé une équipe de 100 à 150 personnes qui a traité plus de 15 000 plaintes. 92% des plaintes recevables ont connu une issue favorable au plaignant, a-t-il précisé. M. Dimandouros a aussi fait état de son expérience dans l'enseignement supérieur en Europe et aux Etats-Unis, des fonctions exercées au Conseil de l'Europe, dans le cadre du Pacte de stabilité de l'Europe du Sud-Est ainsi qu'au sein du Réseau d'Athènes des médiateurs pour la protection de l'environnement.

L'ancien vice-président PPE grec du Parlement européen, Giorgios Anastassopoulos, a rappelé son expérience parlementaire mais aussi d'expert juridique, de ministre et de journaliste. Il a dit que, s'il était élu, il procéderait de sa propre initiative à des enquêtes plus nombreuses et plus poussées sur la mauvaise administration. Affirmant que l'approche du médiateur actuel est formaliste et trop restrictive, il a estimé que d'autres approches s'imposent et il a évoqué la possibilité de voir le prochain médiateur apparaître dans des émissions télévisées ou dans d'autres médias afin de lui donner plus de visibilité.

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