01/10/2002 (Agence Europe) - « La croissance économique de nos pays se poursuit, mais à un rythme plus modéré que plus tôt dans l'année », ont constaté les ministres des Finances du G7, à l'issue de leur réunion, vendredi dernier à Washington. Le groupe des sept pays les plus industrialisés n'a pu offrir aux opérateurs économiques et financiers qu'un maigre engagement: celui de « poursuivre des politiques économiques saines et des réformes structurelles (…), travailler ensemble pour améliorer la transparence des entreprises, améliorer la comptabilité des entreprises et renforcer l'indépendance des auditeurs de comptes ». Le G7 n'est pas parvenu à s'entendre sur une référence à l'évolution du prix du pétrole ou une recommandation en faveur d'un éventuel assouplissement monétaire. Le FMI, par l'intermédiaire de son Comité monétaire et financier international, s'est montré plus déterminé en affirmant que « la croissance devrait se renforcer dans un futur proche, soutenue par une réponse forte des autorités au sein de la communauté internationale ». « Il n'y a pas de morosité et de déprime », a déclaré le directeur général du FMI, Horst Koehler, à la presse. Moins soucieux des susceptibilités, le FMI préconise quelques solutions, comme la baisse des taux d'intérêt. « La politique monétaire devrait être la première ligne de défense, tant que les perspectives d'inflation restent modérées », a répété M. Koehler, qui a recommandé aux Etats-Unis de « lutter contre la résurgence des déficits budgétaires ».