Bruxelles, 01/10/2002 (Agence Europe) - Après de très longues discussions, les Quinze ont finalement approuvé lundi soir des conclusions sur Kaliningrad dans lesquelles ils soutiennent les grandes lignes de la position de la Commission, que les Russes, eux, rejettent. La Russie réclame avant tout un accord rapide sur un train "sans visas" entre la Russie continentale et ce territoire qui deviendra une enclave russe dans l'UE après l'adhésion de la Pologne et de la Lituanie. Dans ses conclusions, le Conseil Affaires générales déclare, "comme base de discussion", que "une décision à cet égard ne pourra être prise que par l'UE élargie", donc après l'adhésion de la Pologne et de la Lituanie. Les Quinze se prononcent aussi pour "un document facilitant le transit", pour un transit de 24 à 36 heures. Dans ses conclusions, le Conseil rappelle par ailleurs qu'il veut signer avec la Russie un accord de réadmission des immigrés en situation irrégulière et que la réadmission "ferait partie intégrante d'une solution". La demande de la Russie de discuter de la suppression des visas pour l'ensemble de la Russie est pour le Conseil "une question distincte des discussions sur Kaliningrad et qui sera considérée comme une question à long terme".
Les ministres des Affaires étrangères ont tout de même inscrit dans les premiers paragraphes de leurs conclusions que "compte tenu de l'importance du partenariat stratégique entre l'UE et la Russie, l'UE est disposée à consentir un effort particulier pour répondre aux préoccupations que la Russie a exprimées en ce qui concerne le transit futur des personnes entre l'oblast de Kaliningrad et le reste de la Russie. A cette fin, l'UE appliquera le régime de Schengen avec souplesse".
Les Quinze se saisiront à nouveau de ce dossier lors du Conseil Affaires générales des 21 et 22 octobre, puis du Conseil européen des 24 et 25 octobre. Kaliningrad sera un des principaux sujets du Sommet UE-Russie du 11 novembre.