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Bulletin Quotidien Europe N° 8309
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JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/moyen-orient/israel

L'ambassadeur Kney-Tal est assez optimiste pour le moyen et long terme mais très pessimiste pour le court terme et souligne le rôle que l'UE peut jouer dans la construction d'un Etat palestinien

Bruxelles, 01/10/2002 (Agence Europe) - Lors d'un déjeuner organisé par The European Policy Centre sur le thème "The Middle East at a Crossroads: an Israeli Assessment", l'ambassadeur israélien auprès de l'UE Harry Kney-Tal (qui s'apprête à quitter Bruxelles pour rentrer au ministère) s'est dit relativement optimiste pour les perspectives à moyen et à long terme au Moyen-Orient, mais "pas du tout optimiste" pour le court terme. "Il y a une perspective politique au Moyen-Orient", a-t-il affirmé, en estimant que l'on parviendra finalement à la "solution de deux Etats". Et il voit "un bon signe" dans le débat engagé dans le camp palestinien où, selon lui, on commence à "admettre que la deuxième intifada a été une bévue stratégique". "La même chose vaut pour nous, qui traversons un processus d'apprentissage" en ce qui concerne la relation entre le politique et le militaire, a-t-il ajouté. L'ambassadeur Kney-Tal a reconnu que le processus de "règlement du conflit" israélo-palestinien impliquera une participation de la communauté internationale non seulement au cours de la négociation, mais aussi dans "l'appui à un Etat palestinien qui prend forme". Et il a constaté que l'Europe "est bien meilleure" que d'autres lorsqu'il s'agit de "construire une nation", en s'exclamant: l'appui à ce processus n'est pas "un travail moins sexy" que celui de signer un accord de paix à la Maison Blanche.

M.Kney-Tal, qui a placé son discours dans une perspective historique en reprochant aux Etats arabes le "triste chapitre de cinquante ans de stagnation" dans la région, a insisté sur les dangers qui pèsent sur le court terme. Ainsi, il a évoqué brièvement la crise irakienne mais il a insisté aussi sur le renforcement de l'arsenal militaire de la Syrie (qui, a-t-il dit, a "150 missiles balistiques" et "nous provoque", son jeune président s'étant "entiché de la perspective de gagner")¸ de l'Iran (qui travaille "24 heures sur 24" pour avoir une capacité en missiles et a des capacités chimiques et biologiques), la Libye (qui progresse "très vite" avec son programme militaire) et aussi de l'Egypte ( le pays "qui avait fait la paix avec nous" et qui n'a pas d'ennemi à ses frontières, mais qui développe ses armements sans doute pour "préserver son leadership" dans la région).

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