Bruxelles/Copenhague, 23/09/2002 (Agence Europe) - Les discussions politiques au Sommet Asem de Copenhague, auxquelles n'ont pas assisté les dirigeants britannique, allemand, indonésien et philippin, ont été dominées, lundi, par la lutte contre le terrorisme et le processus de réconciliation entre les deux Corées, ainsi que par la situation en Irak.
Dans les deux déclarations adoptées à ce stade, les chefs d'Etats et de gouvernement de dix pays d'Asie (Asean, Chine, Japon, Corée du Sud) et des quinze de l'Union:
appellent de leurs voeux la reprise du dialogue entre Washington et Pyongyang, ainsi que la tenue d'un second sommet intercoréen, en espérant que "tous les problèmes qui demeurent" entre la communauté internationale et la Corée du Nord, qu'ils soient liés au nucléaire ou à la prolifération de missiles, "seront résolus en temps voulu par le dialogue". Et de saluer la visite historique de leur homologue japonais à Pyongyang, la semaine dernière, de même que le lancement des travaux de reconstitution de liaisons routières et ferroviaires entre le Nord et le Sud de la péninsule (voir EUROPE du 21 septembre, p. 6).
soulignent "le rôle prépondérant des Nations Unies" dans la lutte contre le terrorisme, qui requiert une action "exhaustive de la part de la communauté internationale, y compris politique, économique, diplomatique", en tenant "dûment compte des causes du terrorisme sans pour autant en faire une justification pour les actes criminels". "Déterminés à renforcer les consultations, la coopération et la coordination" entre eux, ils conviennent d'élargir les initiatives visant le terrorisme et le crime transnational organisé qui "font partie d'une série complexe de défis" et adoptent à cet effet un programme de coopération reposant sur des actions à court et moyen terme, notamment la mise en place d'un mécanisme informel de consultations ad hoc et des contacts réguliers entre les autorités régionales et nationales compétentes en Asie et en Europe.
Sur l'Irak, les 25 n'ont produit aucune déclaration commune, vu les nuances qui persistent parmi les Quinze et leurs partenaires asiatiques. Leur hôte, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, a cependant relevé quelques points de consensus, notamment sur le fait que toute intervention en Irak doit s'inscrire dans le cadre multilatéral, qu'ils soutiennent les efforts du Conseil de Sécurité des Nations unies et qu'ils attendent de Saddam Hussein qu'il permette les inspections de ses installations au plus tôt et sans conditions.