Bruxelles, 20/09/2002 (Agence Europe) - Le 19 septembre, la Présidence danoise a fait au nom de l'UE la déclaration suivante: "L'Union européenne se félicite des pourparlers historiques qui se sont déroulés le 17 septembre 2002 à Pyongyang entre le Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, et le Président de la République populaire démocratique de Corée, Kim Jong-il. Les populations du Japon et de la RPDC, ainsi que la communauté internationale, attendaient depuis longtemps une initiative sur la voie de la réconciliation entre le Japon et la RPDC et de la normalisation de leurs relations après la Deuxième guerre mondiale. Cette initiative japonaise est une contribution dont il y a lieu de se féliciter à l'instauration de la paix et à la stabilité dans le Nord-Est de l'Asie. L'UE se félicite en particulier de l'intention manifestée par la RPDC de maintenir le moratoire sur le lancement de missiles en 2003 et au-delà et de s'abstenir de menacer la sécurité du Japon. Le fait que les deux parties aient confirmé qu'elles sont prêtes à respecter le droit international, y compris les accords internationaux dans le domaine nucléaire, est également jugé de première importance. L'UE espère que cet engagement ouvrira la voie à des inspections de l'AIEA en RPDC à bref délai. L'UE encourage en outre la RPDC à assumer une position stable et responsable au sein de la communauté mondiale". (Les pays associés et l'Islande et la Norvège se rallient à la déclaration).
La veille, le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana avait salué l'initiative du Premier ministre Koizumi de faire cette visite et « l'ouverture croissante du gouvernement nord-coréen à l'égard d'un tel dialogue ». La Corée du Nord sait que « la communauté internationale s'inquiète pour la prolifération, les droits de l'homme et la stabilité régionale », dit-il, en soulignant les perspectives de stabilité qu'ouvre la rencontre entre le Premier ministre japonais et le leader nord-coréen, de même que "le récent accord entre les deux Corées sur le rétablissement du dialogue et des liaisons de transport".
Rappelons que l'UE avait activement encouragé la reprise du dialogue entre les deux Corées, sous présidence suédoise au premier semestre de 2001.