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Bulletin Quotidien Europe N° 8237
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

Nouvelles critiques américaines sur le dossier des OGM

Bruxelles, 20/06/2002 (Agence Europe) - Alors que le Commissaire Pascal Lamy entamait une visite de deux jours à Washington, les Etats-Unis ont encore haussé le ton d'un cran face à la procrastination des Européens à rouvrir leurs frontières aux livraisons américaines de produits américains contenant des organismes génétiquement modifiés. De passage à Bruxelles ces jeudi et vendredi, après une brève étape à Genève, l'ambassadeur Allen Johnson, négociateur en chef pour l'agriculture au Bureau du Représentant au commerce, a estimé que la situation tendait à se dégrader (depuis l'intervention du Parlement européen dans cette problématique des OGM). Il a par ailleurs réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à compléter les disciplines qui régissent déjà certaines catégories de subventions agricoles, tout en s'efforçant de dissiper « un certain nombre de méprises concernant notre Farm Bill » dont l'ampleur sans précédent alarme leurs compétiteurs et partenaires à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).

« Nous avons eu de bonnes discussions aujourd'hui avec des responsables européens, tant sur les questions multilatérales (négociations sur le chapitre agricole de l'Agenda de Doha, NdlR) que bilatérales », a estimé M. Johnson en enchaînant sur la problématique des biotechnologies. « Cela fait ce mois-ci quatre ans que le moratoire sur les autorisations a été mis en place, ce qui implique une perte de quelque 200 millions de dollars par an », a-t-il dit. « Nous avons été plus que patients sur cette question, dans l'espoir que l'UE règle ses problèmes internes et relance les approbations mais jusqu'à présent, cela ne s'est pas produit (…) Notre communauté agricole, les membres du Congrès perdent patience et sont très préoccupés », d'autant que « les choses semblent empirer (..) en fait depuis que la législation (sur l'étiquetage et la traçabilité) est en train de passer au Parlement européen», a-t-il dit en revenant sur la « frustration croissante et la pression au sein des Etats-Unis » qui amène l'administration à « considérer toutes nos options, y compris le règlement des différends, pour trouver le meilleur moyen de régler le problème ». « C'est dans l'intérêt de l'Europe elle-même », estime-t-il, en expliquant que « le développement de l'industrie des biotechnologies est très important ». « Je sais que des responsables européens l'ont reconnu » mais dans le même temps, il se crée « un environnement négatif », à l'encontre d'une telle évolution. « Nous pensons qu'il devrait y avoir un système volontaire permettant aux consommateurs d'avoir la certitude que ce qui leur est proposé dans les étalages ne contient pas d'OGM (…) et le problème avec les propositions actuelles, c'est qu'elles n'offrent aucun moyen de détecter une viande provenant d'un animal nourrit aux OGM, etc. » et « ne font que créer une possibilité de fraude», a-t-il ajouté.

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