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Bulletin Quotidien Europe N° 8237
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europeen de seville

à la veille du Sommet, le Royaume-Uni, l'Espagne et la France affichent un front commun - La Commission et le Luxembourg n'apprécient pas l'idée de sanctions des pays dont la coopération dans la lutte contre l'immigration illégale serait jugée insatisfaisante

Bruxelles, 20/06/2002 (Agence Europe) - Jacques Chirac et Tony Blair ont estimé, mercredi soir à Paris, que la France et le Royaume-Uni sont d'accord sur la plupart des questions à l'ordre du jour de la réunion du Conseil européen qui s'ouvre ce vendredi à Séville. « Nous avons pu faire un tour d'horizon tout à fait complet en constatant d'ailleurs que sur la quasi-totalité des sujets, le Royaume-Uni et la France se trouvent tout à fait sur la même ligne », a déclaré le président français, cité par l'Agence Reuters, à l'issue d'un dîner de travail avec le Premier ministre britannique. Evoquant les dossiers du centre de réfugiés de Sangatte et du refus français de lever l'embargo sur le boeuf britannique, M. Chirac a dit qu'ils en avaient « parlé très franchement, avec la volonté de trouver des solutions qui soient acceptables par les deux parties ».

A l'issue de leur rencontre un peu plus tôt dans la journée, José Maria Aznar et Tony Blair avaient déjà affiché le même esprit de concorde sur les dossiers de l'immigration clandestine, de l'asile et du contrôle des frontières extérieures de l'Union. « Je n'ai aucun doute sur le fait que nous parviendrons à un accord sur le paquet de mesures » concernant l'immigration illégale et l'asile, a dit M. Blair qui a expliqué que l'introduction d'une possibilité de sanction des pays dont la coopération dans la lutte contre l'immigration illégale serait jugée insatisfaisante ne vise pas à pénaliser les pays en voie de développement mais à s'assurer de leur bonne coopération. Le Premier ministre espagnol a par ailleurs souligné que les deux pays sont parfaitement d'accord sur les principes pour la réforme du Conseil.

A Luxembourg, le Premier ministre Jean-Claude Juncker s'est entretenu avec le président de la Commission européenne, Romano Prodi, des dossiers du Sommet, de l'état d'avancement des travaux de la Convention et des idées sur la réforme du fonctionnement interne de la Commission. Selon un communiqué de presse du service d'information du Grand-Duché, MM. Juncker et Prodi ont exprimé leurs réticences quant à l'idée de sanctions au niveau de la coopération au développement contre des pays tiers qui seraient jugés insuffisamment coopératifs dans ce domaine. Avant de réfléchir à des sanctions, des efforts devraient être faits pour aider ces pays à améliorer l'efficacité de leur dispositif de contrôles aux frontières, ont-ils estimé.

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