Bruxelles, 07/06/2002 (Agence Europe) - Le premier exercice militaire commun de l'UE, le Crisis Management Exercice 2002 (CME 02) qui s'est déroulé du 22 au 28 mai (voir EUROPE du 22 mai, p.7) a permis d'identifier les difficultés émergentes, à ce stade, lors de la phase "pré-décisionnelle" dans le cadre d'une gestion de crise.
Les trois principales mesures à prendre pour améliorer le déroulement des futurs exercices militaires sont, d'après cette première expérience: 1) le perfectionnement du système de transmission sécurisée d'information. Actuellement, ce système fonctionne correctement entre l'Etat-major militaire et le Secrétariat général du Conseil (PESC) mais ceci devrait être le cas pour tous les acteurs concernés; 2) l'amélioration de la transmission et de la cohérence de l'information remise au Comité politique et de sécurité (COPS). Il faut s'assurer, d'une part, que le COPS est en possession de tous les avis nécessaires au moment de prendre sa décision et, d'autre part, que les avis donnés soient cohérents. "Les divergences entre comités sur l'option à choisir sont normales, mais il ne faut pas qu'il y ait d'opposition ferme sur la volonté d'intervenir ou de ne pas intervenir au moment où le COPS doit prendre sa décision. A l'avenir, nous devrions aller vers une orientation générale des Etats membres sur la base de laquelle les comités concernés proposeront des options", explique-t-on de source proche du dossier; 3) l'implication d'un plus grand nombre d'acteurs lors des prochains exercices, comme les directions géographiques du Secrétariat général du Conseil de l'UE (la direction Balkans ou la direction Caucase, par exemple), car ceux-ci seraient impliqués en cas de crise réelle.
Cette année, l'exercice, dont le déroulement a été salué par Javier Solana (voir EUROPE du 31 mai, p.4), concernait le processus d'élaboration d'options militaires en cas de crise. "On s'est limités à cela, afin de ne pas être trop ambitieux pour un premier exercice", indiquent les mêmes sources. L'année prochaine, l'exercice, dont les travaux de préparation devraient commencer en octobre, portera sur le choix entre les deux options militaires proposées cette année pour résoudre la crise "fictive".