Bruxelles, 07/06/2002 (Agence Europe) - Même s'il subsiste des divergences, des sources diplomatiques faisaient état vendredi d'un certain rapprochement des positions des Etats membres sur la réforme du Conseil. Le rapport que le Conseil Affaires générales devrait adopter lors de sa session des 17 et 18 juin pourrait en définitive éliminer plusieurs des options formulées dans le document que le Secrétaire général du Conseil, Javier Solana avait présenté aux chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de Barcelone. En l'état actuel du dossier, la réforme s'orienterait vers:
un accroissement de la transparence: les réunions consacrées au travail législatif du Conseil pourraient être ouvertes au public pour tous les dossiers relevant de la codécision avec le Parlement européen. Cette ouverture concernerait le premier débat d'orientation du Conseil et la séance consacrée au vote. Les séances intermédiaires resteraient cependant à huis clos.
la réforme du Conseil Affaires générales: le Conseil Affaires générales serait scindé en deux nouvelles formations. La première s'occuperait des tâches de coordination horizontales et de suivi des orientations fixées par le Conseil européen. Elle serait composée d'un ministre désigné à cette fin par chaque pays, qui conserverait la possibilité d'y envoyer son ministre des Affaires étrangères. L'autre formation serait chargée de la politique étrangère et de sécurité commune. Elle serait composée des ministres des Affaires étrangères mais pourrait aussi, au besoin, réunir les ministres de la Défense, ceux du Commerce extérieur ou encore les ministres de la Coopération au développement.
un Conseil européen plus efficace: les travaux du Conseil européen devraient être mieux structurés et coordonnés, sur la base d'un ordre du jour nettement plus limité. L'opération fastidieuse de rédaction de conclusions devrait être abandonnée, de même que les multiples cérémonies et dîners.