Bruxelles, 04/06/2002 (Agence Europe) - Toute réglementation peut avoir des incidences négatives pour le monde des affaires, pour la société dans son ensemble et pour l'environnement. Les réglementations concoctées et adoptées à Bruxelles n'échappent pas à la règle. C'est la raison pour laquelle, à l'instigation de son président Romano Prodi, la Commission devrait adopter ce mercredi un ensemble de mesures visant à améliorer la qualité de la législation européenne, une démarche qui vise à concourir à la réalisation de l'objectif du Sommet de Lisbonne de faire de l'UE l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde à l'horizon 2010. Dans le droit fil du Livre blanc sur la gouvernance, la Commission présentera une stratégie préconisant la simplification et l'amélioration de l'environnement réglementaire, un exercice qui impliquera notamment une réduction physique significative du volume de l'acquis communautaire (80.000 pages) que les pays candidats à l'adhésion doivent intégrer dans leurs législations nationales. Outre cette simplification, elle prévoit aussi de soumettre tous les nouveaux projets législatifs à une évaluation plus rigoureuse de leur impact potentiel sur les plans économique, social et environnemental, une démarche qui devrait essentiellement bénéficier aux petites et moyennes entreprises. La Commission entend aussi instaurer "une culture renforcée de consultation et de dialogue", en intensifiant la consultation des milieux intéressés aux toutes premières étapes de l'élaboration des nouvelles propositions législatives. Un portail Internet devrait par ailleurs être créé pour permettre aux entreprises d'émettre leurs critiques à l'encontre des réglementations proposées.